Alain Anziani : « Cet échelonnement de la dette continuera d’être appliqué en Ligue 2 l’année prochaine, ce qui sera une bouffée d’oxygène pour les Girondins »

Lors du conseil de Bordeaux Métropole, Alain Anziani est longuement revenu sur le sujet des loyers du stade Matmut Atlantique, vis-à-vis de la descente des Girondins de Bordeaux en Ligue 2.

« Il y a de l’inquiétude pour nous, pour notre collectivité.  Quelles sont les conséquences pour Bordeaux Métropole ? Les Girondins nous versent une redevance annuelle de 4.97M€ au titre de la disposition du stade, mais également pour les charges annuelles d’entretien de la pelouse. Ni le PPP, ni cette convention, ne mentionnent l’éventualité d’une relégation des Girondins. Ce n’est pas prévu. Cela ne prévoit pas de baisse de redevance en fonction de la situation sportive du club. Cela veut dire que si les Girondins descendent en Ligue 2, ce qui sera le cas, la convention s’appliquera. Il n’y aura pas de baisse de redevance. Nous avions finalement anticipé cette situation en juin dernier, en étalant le paiement de la dette et des loyers jusqu’à la saison 2024-2025. Cet échelonnement de la dette continuera d’être appliqué en Ligue 2 l’année prochaine, ce qui sera une bouffée d’oxygène pour les Girondins ».

En cas de défaillance, le Président de Bordeaux Métropole rappelle que Gérard Lopez a fait une lettre de confort.

« Si les Girondins sont défaillants, s’ils ne peuvent pas payer, nous avons voté en juillet 2021 une délibération actant que la société de Monsieur Lopez s’est engagée à payer, vis-à-vis de la lettre d’intention. On a cette garantie, on verra bien ce qu’elle vaut ».

(Photo by Pierre Costabadie/Icon Sport)

En attendant, les Girondins de Bordeaux devront passer devant la DNCG pour leur avenir.

« La première hypothèse est que le DNCG valide le budget. La seconde hypothèse c’est que le club n’arrive pas à apporter de garanties suffisantes, que la DNCG ne valide pas, et là la sanction serait la rétrogradation en National 3, et probablement une liquidation du club : là, ça en serait fini des Girondins. Ça, c’est l’hypothèse la plus dramatique. Nous n’en sommes pas là ».

Cependant, ce n’est pas encore le moment de paniquer.

« Il n’est pas encore temps de pleurer, mais il est temps de l’alarmer. Malheureusement, nous n’avons pas toutes les clés ».

Retranscription Girondins4Ever