Nicolas Florian : « Quand on prend les côtes d’amour des différents clubs français auprès des suiveurs du football, les Girondins ont toujours eu une bonne image, une belle côte »

Screen Florian Sabathier

Lors du conseil de Bordeaux Métropole, Nicolas Florian, l’ex-maire de Bordeaux, s’est exprimé sur la descente sportive des Girondins en Ligue 2.

« Bien évidemment il y a de la tristesse depuis quelques semaines. On ne sera jamais avare là-dessus, c’est une expression collective de tristesse mais aussi de soutien. Il fait partie du patrimoine matériel et immatériel. C’est ancré dans le cœur et l’âme des girondins et des aquitains. Quand on prend les côtes d’amour des différents clubs français auprès des suiveurs du football, les Girondins ont toujours eu une bonne image, une belle côte. Cette tristesse est collective. On a raison d’exprimer une inquiétude sur le devenir lui-même du club et les conséquences que ça pourrait avoir sur ce stade. Je ne veux pas rouvrir un débat, le stade n’a pas été construit que pour les Girondins de Bordeaux : compétition internationales, manifestations internationales, matches internationaux, demi-finale de Top14, demi-finale de Rugby… C’est un équipement qui n’est pas simplement dédié à un club, même si dans le montage les Girondins de Bordeaux ont leur part à prendre. Le stade doit traverser cet épisode malheureux, pour les 10-20-30-40 ans devant lui. SBA est en difficulté, mais on ne peut pas regretter d’un côté que les grands groupes et la finance s’approprient un certain nombre de leviers, et regretter que les mêmes ne gagnent pas l’argent auquel ils s’attendaient gagner. Ça c’est l’affaire des actionnaires de SBA ».

Pour lui, la relégation des Girondins de Bordeaux n’est pas une première chez les grands clubs français.

« Il y a eu des grands noms du championnat français qui ont eu cette période de purgatoire : l’OM, l’OL, Nantes, Saint-Etienne, et ce sera Bordeaux, des clubs qui dans leur histoire ne passent pas toute leur vie à un niveau de compétition le plus élevé. Pour l’avenir, appeler nos vœux, espérer, ok. Mais qu’est-ce qu’on est capables de faire pour aider le club, et sa survie financière ? En juin 2021, nous avions tous voté pour ce qui est aujourd’hui une facilité accordée aux Girondins, concernant le paiement de la redevance. Cet effort a été acté. On appelle ça un sursis, un moratoire, et il existe. Mais qu’est-ce qu’on est capables de faire dans les semaines qui viennent, et il y a urgence, pour rehausser ou amender nos positions ».

Retranscription Girondins4Ever