Fransérgio : « Avec Braga, c’était un jeu plus posé. Les équipes qui nous affrontaient jouaient défensivement contre nous, elles nous laissaient le ballon et c’était à nous de trouver la solution »

(Photo by Hugo Pfeiffer/Icon Sport)

Dans l’émission CANAL DO CHORÃO, Fransérgio a été invité à se remémorer son passage du club de Maritimo à celui de Braga. « Lors de la première discussion que j’ai eu avec mon coach à Braga, il me dit, « ici à Braga ça joue davantage au ballon » et j’ai senti cette difficulté d’adaptation. On avait davantage la possession contrairement au Maritimo qui avait un schéma de jeu plus basé sur les seconds ballons, la récupération et la contre-attaque. Avec Braga c’était un jeu plus posé. Les équipes qui nous affrontaient jouaient défensivement contre nous, elles nous laissaient le ballon et c’était à nous de trouver la solution. C’est apprendre à jouer de cette façon que mon coach a souhaité que j’apprenne rapidement à jouer. Il faut plus de patience, quand ça ne passe pas à droite, on coulisse à gauche ».

Et cette adaptation a t’elle été facile, lui qui a évolué pendant 5 ans à Braga ? « Non, pour les raisons tactiques que j’ai précisé précédemment. Maritimo est un grand club mais pas autant que Braga, notamment sur les infrastructures, qui étaient bien plus professionnelles à Braga. Je dirais que j’ai mis 6 à 7 mois à m’adapter. Une fois adapté, j’ai fait de bons matchs en Ligue Europa, avec notamment 4 buts dans la compétition et puis du jour au lendemain : rupture des ligaments croisés, interruption de 8 mois ».

Le milieu de terrain actuel des Girondins de Bordeaux raconta ce moment difficile, ainsi que le soutien de sa famille. « J’ai eu des doutes bien sûr, je me suis demandé si j’allais pouvoir revenir au même niveau, si je serai capable de faire les mêmes gestes, les mêmes mouvements. J’ai toujours été un joueur porté sur l’offensif, mon but a toujours été de rentrer dans la surface, je dribblais à droite ou à gauche et je rentrais dans la surface. Et bien sûr on se demande si on pourra refaire ça après ou s’il faudra adapter son jeu […] Le jour où le diagnostic est tombé, j’ai demandé à ma femme de me ramener à la maison car je n’avais plus la force morale pour faire quoi que ce soit. J’étais au club et je suis rentré chez moi en conservant la tenue d’entrainement tellement je n’avais plus de force. J’ai beaucoup pleuré dans la voiture sur le trajet du retour à mon domicile. Et puis rapidement je me suis persuadé que j’allais arriver à remonter la pente et revenir à mon niveau. Il ne faut pas qu’il y ait de la place au doute. Je me suis dit que je devais faire le maximum pour m’en sortir. Si c’était douloureux ? Oui, mais on va de l’avant. Et maintenant quand je regarde en arrière je me dis que j’ai réussi. Après la récupération, il se passe 4 ou 5 mois où on joue un peu avec le frein à main et puis après on se libère complètement ».

Merci à David pour la traduction 🙂