Marc Planus : « Quand j’ai démarré, vous pouviez être un génie, si vous n’étiez pas poli, respectueux, vous repartiez illico. C’est ce qui a fait la force de notre club, l’exemplarité »

Sur Junk Page, l’ancien défenseur central des Girondins de Bordeaux, Marc Planus, s’est exprimé sur la situation actuelle de son club de cœur, qui vient de descendre en Ligue 2.

« Les Girondins, c’est ma deuxième famille. J’y ai démarré à 7 ans, Claude Bez était encore président… On m’y a appris à faire mes lacets. Je ne passe pas souvent au Haillan, mais je pense beaucoup aux gens qui y travaillent depuis longtemps. Évidemment, je suis attristé par ce qui arrive. Auparavant, les gens que je croisais étaient admiratifs des Girondins. Jean-Louis Triaud, l’ensemble des coachs qui y sont passés maintenaient une belle image, sans faire de vague. Le virage américain a été mortel, c’est indéniable. Et à partir du moment où tant de gens non imprégnés de la culture bordelaise l’ont récupéré, la mayonnaise n’a pas pris. Aujourd’hui, les gens se détachent du club. Les Girondins ne font presque plus partie de la ville. Mais c’est la dégradation de cette image qui est dramatique. Il faudra du temps pour la reconstruire. Quand j’ai démarré, vous pouviez être un génie, si vous n’étiez pas poli, respectueux, vous repartiez illico. C’est ce qui a fait la force de notre club, l’exemplarité. Il faut se recentrer là-dessus.er la présence d’une cheminée… j’essaye de faire les choses à mon niveau, mais avec ma foi ».