Jean-Louis Triaud : « Quand on en discutait avec Jean-Didier, on se disait que c’était l’occasion de remettre les comptes à jour tout en restant en Ligue 1 »

Dans Sud Ouest, Jean-Louis Triaud est revenu sur un point important, celui des dernières heures avant le rachat des Girondins de Bordeaux l’été dernier. Avec le Covid, il était, selon les textes, possible d’avoir un redressement et de ne pas être rétrogradé. C’est ce risque qui n’a pas voulu être pris par Gérard Lopez, estimant que d’autres clubs commençaient à faire pression sur les instances. Aujourd’hui, cette information est confirmée. Même si l’ancien Président bordelais avait la volonté d’emprunter cette voie, rien ne dit – et il le reconnait lui-même – que cela aurait fonctionné ».

« Quand on en discutait avec Jean-Didier, on se disait que c’était l’occasion de remettre les comptes à jour tout en restant en Ligue 1. Il a été dit que finalement cette mesure ne pourrait pas s’appliquer car une autre soulignait qu’il fallait maintenir une équité entre les clubs. Je trouvais curieux que la LFP infirme une décision qu’elle a prise elle-même. Et où est l’équité quand on parle du Paris SG, avec un État en actionnaire, et de Monaco, avec ses avantages fiscaux ? On se disait que ça valait le coup de mettre les instances devant leurs contradictions. Mais les repreneurs éventuels trouvaient que c’était trop risqué ».

Aujourd’hui, Jean-Louis Triaud se positionne sur la suite et notamment les recours du club pour rester en Ligue 2, à savoir le CNOSF et le tribunal administratif. « Je ne comprendrais pas qu’on fasse disparaître un club comme le nôtre, avec la mise au chômage de plusieurs dizaines de salariés, avec légèreté. Pourquoi refuser un projet qui permettait au moins de démarrer la saison ? Ce que nous a présenté Monsieur Lopez paraissait viable ».