Gérard Lopez : « On n’est pas ici pour mendier, puisqu’on a l’argent. On a les fonds, le budget. Cela fait 48h, on n’a toujours pas les motivations de la décision »

Gérard Lopez a expliqué ses motivations pour continuer à ce que les Girondins de Bordeaux vivent, tout en expliquant en parallèle que le club n’avait toujours pas reçu les raisons ayant fait que la commission de la FFF avait maintenant le FCGB en National 1. 48 heures après. Bloquant ainsi toute démarche d’appel.

« Il est clair qu’on a répondu exactement aux demandes. Il y a 25 personnes qui ont travaillé sur le dossier. Tout ce monde qui a eu accès aux demandes fates initialement par la DNCG, qui a donné une réponse qui dépasse donc les 40M€ avec l’effort de la Métropole… Cela surprend un peu tout le monde. Alors, il n’y a pas de hasard sur le fait que je porte cette veste (avec le logo des Girondins de Bordeaux). Il ne s’agit pas d’une décision personnelle. Je vous dirais d’une façon plutôt crue que je m’en fous. Je porte ça parce que ça représente quelque chose. Ca représente ce club, 300 emplois, 1.5 de personnes qui le soutient, la Métropole, la ville, les joueurs… De travailler d’arrachepied, d’investir aussi, mais de travailler d’arrachepied pour répondre de façon précise, et de faire en sorte que tout ça soit contrôlé par un tribunal de commerce, le conciliateur, par des cabinets, et qu’on se trouve aujourd’hui, à 48 heures de la décision, avec toujours pas les motivations de cette décision… Personnellement, et au nom du club, on trouve cela très grave. On sait très bien que la montre tourne et on ne peut pas saisir un appel, tant qu’on n’a pas la motivation. Cela fait 48 heures que le club court un risque majeur, alors qu’on a apporté toutes les réponses, que l’argent est bloqué sur un compte, qu’un contrat qui est valable existe, et qu’on n’a toujours pas cette motivation. Soit elle est extrêmement lente pour des questions plutôt très précises et plutôt courtes, soit il y a un autre problème. Et aujourd’hui, cette motivation qui manque depuis 48 heures, nous pose un énorme problème : elle nous met dans une situation où on n’a pas pu saisir quelque chose qui doit se faire en urgence. Quelque part, c’est encore plus grave pour le club. Au-delà de l’incompréhension de la décision sur des éléments apportés par des professionnels, qui ne sont pas du tout influençables par le club… C’est une double peine. Ça me fait mal au cœur, mais on n’est pas ici pour mendier. C’est ce qui est important. On est ici pour que ce club, qui représente une région, soit remis en Ligue 2 parce que sportivement il y est allé tout seul, et que c’est là qu’il doit jouer. Mais quand je dis qu’on ne mendie pas, c’est qu’on a le budget pour toute la saison, ce qui est la requête qui a été faite. A partir de là, ce qu’on veut, c’est que les bonnes décisions soient prises, en faveur des employés, de l’écosystème, du club… Je vais vous donner un chiffre plus parlant. Pour la Métropole, la perte dans le cadre où le club ne jouerait plus dans ce stade-là, c’est 80M€ sur les 20 ans qu’il reste. Sans oublier les familles, tout ce qui va avec. On n’est pas ici pour mendier, puisqu’on a l’argent. On a les fonds, le budget »

Retranscription Girondins4Ever