Nicolas Paolorsi : « C’est une bonne nouvelle, le club peut continuer à vivre, mais c’est encore loin d’être fait. Le chemin est encore très long »

Sur RMCNicolas Paolorsi s’est exprimé sur l’homologation du plan de sauvetage des Girondins de Bordeaux par le Tribunal de Commerce.

« C’est une bonne nouvelle. Cela ne veut pas dire que Bordeaux est sauvé, loin de là. Il y a encore de nombreuses étapes à franchir, mais c’est déjà un premier pas. C’est surtout une décision de justice qui va consolider le plan des Girondins de Bordeaux, avant l‘audition face au CNOSF qui aura lieu jeudi, et qui va permettre aux Girondins d’obtenir, peut-être, un dernier échange avec la Fédération, avec un potentiel Comex en début de semaine prochaine. Si le CNOSF jeudi dit que le dossier des Girondins est plutôt bon, la Fédération se réunira avec un Comex extraordinaire en début de semaine, et Bordeaux pourrait éventuellement reprendre en Ligue 2. Mais en gros, ce verdict positif, veut dire que le tribunal a dit que les Girondins de Bordeaux n’étaient pas en cessation de paiements, le club peut continuer à vivre. Ça, c’est très important. Cela veut aussi dire que les termes du protocole qui ont été présentés au tribunal, sont de nature à favoriser la pérennité de l’entreprise. Pour un plan de Ligue 2 l’année prochaine, il n’y aura pas de souci pour payer les charges, le loyer du Haillan, les joueurs, les salariés, même s’il y aura un plan de licenciements puisqu’il y a eu une rétrogradation. Mais cela veut dire que le club pourra vivre l’année prochaine. Le tribunal a homologué trois accords : une augmentation de capital de 10M€, une réduction de la dette de près de 35M€ ce qui est assez colossal, et enfin la somme de 14M€ qui a été bloquée sur un compte et qui sera utilisée si jamais Bordeaux n’arrive pas à vendre assez de joueurs. Comme ça, les instances du foot ont la garantie que si Bordeaux ne vend pas assez, il y aura quand même une injection de fonds. C’est ce qu’a validé le Tribunal, mais c’est encore loin d’être fait. Le chemin est encore très long ».