Nathalie Delattre : « Vous savez, on vient souvent chercher les politiques quand ça commence à être très grave. On est habitués à ça, et c’est pour ça qu’il faut savoir réagir en urgence »

Sur France Bleu Gironde, Nathalie Delattre, sénatrice, et vice-présidente du Sénat, a raconté comment elle avait vécu les péripéties des Girondins de Bordeaux ces dernières semaines.

« Le mot qui me vient à l’esprit en premier, c’est chaudement. Je pense que ça caractérisait pas mal d’événements cet été en Gironde. Mais pour notre club des Girondins, j’ai tout d’abord été dans le déni, comme beaucoup. J’espérais toujours un sursaut des joueurs, pour rester en Ligue 1, avec des résultats sportifs… J’étais à des années-lumière de penser à une relégation en National 3 par la DNCG, car je savais que ce serait synonyme de liquidation judiciaire, alors que ce club n’était même pas en cessation de paiement. A un moment donné, à l’appel du club, de Gérard Lopez, du Club Scapulaire, j’ai rejoint le combat, qui était celui de plusieurs, pour ne pas assister à la fin annoncée de ce club mythique de 140 ans. De l’équipe féminine aussi. J’ai beaucoup pensé à l’équipe féminine qui se bat en Division 1, ce qui est incroyable, et là, on les menaçait de finir l’aventure. J’ai pensé aussi aux emplois directs et indirects. C’est 300 emplois directs, 600 indirects. C’est une entité sportive les Girondins, mais c’est aussi une entité économique importante. Et je l’ai dit, aux entreprises partenaires, et beaucoup aux supporters de la France, et aux Ultramarines que j’affectionne particulièrement […] Je pense que tout le monde était plutôt positif. On se disait ‘allez, ça va être le match qui va nous sauver, on va y arriver’. Je n’ai pas trop perçu les alertes à ce moment-là. Vous savez, on vient souvent chercher les politiques quand ça commence à être très grave. On est habitués à ça, et c’est pour ça qu’il faut savoir réagir en urgence. Ce que j’ai fait, comme certains autres ».