Paul Fauvel : « On prend beaucoup de joueurs qui sont sortis des Girondins, mais on a très peu de nos jeunes qui vont aux Girondins. On a plus de liens avec Niort et Toulouse… »

Erwan Lannuzel, l’entraineur du Bergerac Périgord Football Club, bien que basque, n’est pas réellement un fan des Girondins de Bordeaux en premier lieu. « Oui, côté bayonnais, on regarde plus de l’autre côté de la frontière. J’allais voir plus de matches à la Real Sociedad qu’aux Girondins de Bordeaux. C’est un environnement différent (sourire) ». 

C’est probablement aussi pour cela qu’il accorde aujourd’hui beaucoup d’importance, à Bergerac, à ce que ses joueurs s’imprègnent du club. « On doit être capables de s’approprier le territoire dans lequel on vit et on travaille. Forcément, si on veut attirer des gens qui aujourd’hui sont des résidents bergeracois ou d’un peu plus loin que Bergerac, il faut avoir une équipe qui lui ressemble. Vous ne pouvez pas, aujourd’hui, avoir des garçons qui sont déconnectés de cette réalité-là. Nous, on essaye de mettre des choses en place aussi pour expliquer ce qu’est le territoire, qui sont les bergeracois. On a commencé cette saison avec des olympiades qui ont eu lieu dans un château de vin sur une matinée, puis une après-midi on a été dans la Dordogne faire du rameur… C’était important pour nous d’aller aussi dans le marché, on a discuté avec les agriculteurs, et on a demandé aux joueurs d’être capables de cuisiner tous ensemble à travers les produits qu’ils avaient acheté le matin au marché. C’est important que les joueurs connaissent le territoire ».  

Paul Fauvel, directeur général de Bergerac, sur AquiTV, a évoqué l’importance d’entretenir des liens avec les clubs de la région, lui qui aimerait être plus proche des Girondins. « Dans l’effectif actuel, on a Ryan Eben-Talla, Corentin Michel, Anthony Soubervie, Mamadou Kamissoko, Lucas Dumai qui y sont passés en jeunes. On a eu aussi Clément Badin, et d’autres… C’est une vraie filière avec laquelle on veut se rapprocher. On prend beaucoup de joueurs qui sont sortis des Girondins, mais on a très peu de nos jeunes qui vont aux Girondins, par contre. On a plus de liens avec Niort et Toulouse… Le rapprochement avec le territoire passe par là. Les meilleurs joueurs sont parfois à côté de chez soi, et il ne faut pas passer à côté de nos pépites au niveau local ».