Jean-Marc Furlan : « On a été très marqués parce qu’il avait vécu. Son implication est d’un niveau international »

En conférence de presse, Jean-Marc Furlan, l’entraineur de l’AJA, a parlé de l’ancien gardien des Girondins de Bordeaux, Benoit Costil, louant ses qualités sur et en dehors du terrain.

« Comment il a fallu le remettre sur pied ? Benoit est quelqu’un qui a une grande expérience, qui est un très gros bosseur, qui est très très sérieux et très appliqué. C’est comme dans un sport individuel, quand tu es gardien de but, c’est presque quelque part un sport individuel, et comment tu es capable de t’élever dans le sérieux. Ça, c’est le cas de benoit. Mais c’est vrai que nous, on a été très marqués parce qu’il avait vécu, quand il est arrivé. Du coup, à la fois j’ai eu des entretiens avec lui pour le détendre, et il a également eu des entretiens avec la préparatrice mentale pour avancer. D’ailleurs, c’est très important, c’est génial, parce que quand tu as vécu quelque chose de très dur et de très difficile, quand tu arrives dans un autre club, parfois tu es sur la pointe des pieds… Du coup, il est important d’englober tout ça et d’être proche de lui. Surtout que le premier match il avait morflé (rires), donc ça aussi ça l’a pénalisé un peu. Après, c’est important chez les athlètes de haut niveau, d’être proches d’eux, et qu’ils adhèrent quelque part à la philosophie du club et du fonctionnement. C’est très important […] Il y a toujours dans le football des questionnements… Mais par rapport aux qualités individuelles, au talent et surtout à son implication qui est impressionnante… Son implication est d’un niveau international. Ce n’est d’ailleurs pas l’implication quand moi j’étais footballeur… Quand tu as un gardien de but comme ça, lui, c’est impressionnant. C’est comme si tu faisais un sport individuel de très haut niveau comme la boxe, le golf, où les mecs sont vraiment impliqués, à fond dedans. C’est très impressionnant d’ailleurs, et parfois ça fait peur, l’investissement qu’il a… Après le match de Lyon, à l’entrainement, je me suis dit que le mec était barjot… Il courait comme un lapin, et c’était un truc de fou. Son investissement est très important et d’ailleurs, quand tu es coach, ça fait très plaisir ».

Retranscription Girondins4Ever