François Ponthieu (ex-DNCG) : « Quand on rétrograde un club, on sait très bien que ça peut l’aider »

François Ponthieu, ancien patron de la DNCG, s’est exprimé dans So Foot sur la rétrogradation en premier lieu des Girondins de Bordeaux cet été. « Quand on rétrograde un club, on sait très bien que ça peut l’aider. Le dossier en deuxième instance n’est pas le même qu’en première, parce que les clubs viennent avec plus d’investisseurs, plus de soutiens, plus de garanties ». 

Chose confirmée dans les fait par Sylvain Kastendeuch, coprésident de l’UNFP. « La DNCG, paradoxalement, a joué son rôle. Bordeaux allait peut-être dans le mur, c’est douloureux dans un premier temps, mais cette décision en première instance a obligé les actionnaires à faire ce qu’il fallait pour assurer le maintien, des emplois des joueurs, et des autres salariés du club ».

A ces propos, Thierry Granturco, avocat spécialiste en droit du sport et ancien président de Rouen, dans So Foot toujours, précise. « On a parfois des décisions prises en ‘opportunité’, pas vraiment en ‘légalité’. On se dit qu’il serait opportun pour le football français que Bordeaux ne se casse pas la gueule, quoi. De temps en temps, la croix est à côté de la case, mais il faut que ça passe quand même… ».

A l’inverse, Philippe Poutou, bien qu’aimant le club et son histoire, ne semble pas décolérer. « On aurait dû en profiter de la chute du club pour le reconstruire sur des bases plus saines, ça aurait marqué une rupture avec cette logique capitaliste et d’affaires. Je ne suis pas du tout indifférent à ce qu’il se passe, mais merde, il ne faut pas se faire piéger par le côté émotion ».

Il est cependant important de constater que le club est aujourd’hui nettement mieux financièrement parlant. Mais en Ligue 2, certes. Cependant, Monsieur Poutou, avec vous, l’on parlait de National 3…