Christophe Monzie : « On a été mangés dans ce domaine »

Sur ARL, Christophe Monzie est revenu longuement sur la défaite des Girondins de Bordeaux face à Saint-Etienne pour le compte de la 8ème journée de Ligue 2.

« Le 19ème, c’était à prendre avec des pincettes, c’était un faux 19ème, qui avait pris trois points de pénalité en début de saison, qu’elle a perdu un match contre Le Havre dans des conditions rocambolesques… C’est une équipe qui avait prouvé sa qualité à remonter les scores, elle l’avait fait deux fois depuis le début de saison. Je n’ai pas été tellement surpris dans le sens où sur ce match, certes Bordeaux était leader, mais je pense que c’était du 50-50 en termes de chances de victoires, d’autant que Bordeaux était diminué. Il y avait pour la première fois deux des recrues, mais Stian Gregersen était suspendu. Saint-Etienne pouvait se permettre de mettre des garçons sur le banc, comme Cafaro. J’ai vu effectivement un petit Bordeaux, même le plus petit qu’on ait vu cette saison. C’est le match le moins abouti des Girondins. Même lors de la défaite contre Guingamp c’était un peu mieux parce qu’on avait moins concédé d’occasions aux bretons, qui avaient marqué sur un but non valable, sur leur seule et unique occasion en n’étant jamais dangereux. Là, Saint-Étienne a souvent été dangereux dans ce match, et trop souvent à mon goût. C’est pour ça que je dis qu’on a été moins bons encore que lors de la précédente défaite des Girondins, parce qu’on ne peut même pas dire que Saint-Etienne a juste marqué sur ses simples occasions. Lorsque Wadji a ouvert le score, ce n’était pas immérité. Les Verts ont pratiquement toujours joué de la même façon, en sautant les lignes, et en comptant sur la vitesse de Krasso et Wadji. Finalement, ils ont bien fait car ça a fini par payer. A part sur une frappe de Fransérgio et un débordement de Dilane Bakwa, on n’avait jamais été dangereux. Et en seconde période, on a eu la même impression : de l’impuissance, un manque de rythme. Ça c’est un dénominateur commun avec le match de Guingamp. Ce qui a manqué avant tout à cette équipe, c’est la vitesse d’exécution, la verticalité, le rythme, et gagner le combat du milieu… Car aucun des tauliers du milieu, que ce soit Ignatenko, Fransérgio, Lacoux ou Delaurier-Chaubet, n’a gagné le combat du milieu. On a été mangés dans ce domaine, un peu comme on l’avait été face aux guingampais, même si ces derniers avaient été plus frileux que les stéphanois […] Bordeaux n’avait pas non plus les arguments offensifs ce samedi-là. C’est un avertissement, mais il va falloir rectifier le tir dès samedi contre Dijon. Son championnat de Ligue 2 n’en est qu’à son début, il n’autorise qu’un droit à l’erreur, à condition qu’il y ait derrière une réaction ».

Retranscription Girondins4Ever