Pierre Lees-Melou : « Quand j’entends : ‘Put…, j’ai la flemme aujourd’hui’, je dis : ‘Mec, tu vas taper dans un ballon, et tu te plains ?' »

Dans Ouest-France, Pierre Lees-Melou, l’ancien milieu de terrain préformé aux Girondins de Bordeaux, a confié la chance qu’il avait – et que tous les footballeurs professionnels avaient – de faire de leur passion leur métier.

« On se rend compte de la chance qu’on a ! Moi, j’ai travaillé dans une école primaire (il était surveillant), j’ouvrais et je fermais l’école. Je me levais à 6 h 30, j’ouvrais les portes à 7 h 30, et je terminais à 18 h 30. Quand vous avez connu des vrais horaires de boulot, vous voyez les choses différemment. Ce matin, on est venu à 9 h 30 prendre le petit-déjeuner, et à midi, on a fini notre journée. Parfois, certains ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont de faire ce métier, et moi, parfois, je suis là pour le rappeler (rire) ​. Quand j’entends : “Put…, j’ai la flemme aujourd’hui”, je dis : “Mec, tu vas taper dans un ballon, et tu te plains ?” […] Tu te lèves, et tu es payé pour faire ta passion. C’est ça que je garderai durant toute ma carrière et toute ma vie, et c’est ce que j’essaye de transmettre aux plus jeunes, d’avoir cette fraîcheur-là. Il ne faut pas croire qu’on y est arrivé quand on a signé son premier contrat pro : c’est le plus dur qui commence, car le plus dur, c’est de durer. Je dis parfois aux jeunes en rigolant : “Tu sais qu’à ton âge, je jouais en DH ?”».