La société SBA pourrait déposer le bilan, quid du Stade Matmut Atlantique ?

Décidément il n’y aura pas eu que les Girondins de Bordeaux qui auront souffert financièrement. France Bleu Gironde nous apprend que SBA, la société d’exploitation du Stade Matmut Atlantique, est en déficit depuis plusieurs années. Et cela pourrait bien entendu avoir des conséquences.

En effet, le Matmut Atlantique est géré par la société SBA depuis l’achèvement de sa construction en 2015. Elle est en contrat avec Bordeaux Métropole mais souhaite renégocier celui-ci. La société annonce des pertes de 18,6 millions d’euros sur les cinq dernières années et sans solutions, elle pourrait tout simplement déposer le bilan…

De leur côté, les élus et le Président de Bordeaux Métropole, Monsieur Alain Anziani, veulent des preuves fondées des chiffres avancés par SBA. A cet instant, ils n’auraient pas assez d’éléments en leur possession pour enclencher des possibles négociations sur leur contrat les liant à SBA.

Si le Stade est le lieu principal des rencontres des Girondins de Bordeaux, il est également un lieu de spectacles, d’évènements et de concerts, permettant de faire rentrer de l’argent.  Pour rappel, l’agglomération a encore plus à perdre dans cette histoire car si SBA venait à déposer le bilan, c’est elle qui se retrouverait avec le Matmut Atlantique sur les bras. Tout ça, sans la redevance annuelle de 4,6 millions d’euros de SBA et avec une reprise du personnel. Elle n’aurait plus que le loyer versé par les Girondins pour rembourser son prêt de 100 millions d’euros.

Espérons qu’une solution soit trouvée entre toutes les parties car les Girondins de Bordeaux payent un loyer pour occuper le Matmut Atlantique. En cas de dépôt de bilan, le club bordelais serait directement impacté et devrait peut-être trouver une alternative.

Les déclarations d’Alain Anziani lors du conseil métropolitain de ce Vendredi 25 Novembre :

« C’est un contrat qui a été signé pour 30 ans, avec des gens qui étaient parfaitement avertis. Il y a une clause de revoyure dans le contrat, donc on va l’appliquer, mais ça ne veut pas dire une clause de révision automatique. On a déjà fait des efforts, des allègements, on ne doit pas toujours faire face à l’argent public pour combler des déficits. »