Aurélien Tchouaméni : « Ce qu’il faut savoir, c’est qu’à Bordeaux, j’étais souvent titulaire, je rentrais très rarement en cours de match. Je n’avais pas l’habitude de m’échauffer pendant la rencontre »

(Photo by Anthony Dibon/Icon Sport)

Dans L’Equipe, Aurélien Tchouaméni s’est exprimé sur le montant de son transfert des Girondins de Bordeaux à Monaco, qui ne lui a pas mis de pression.

« Je ne me suis jamais posé cette question. C’était le processus normal. C’est marrant parce qu’à chaque fois qu’on parle de mes débuts à Monaco, souvent on parle de débuts chaotiques. Je ne l’ai pas forcément vécu comme ça. Quand j’arrive, l’équipe est dans une situation compliquée. La première fois, je dois entrer 15 minutes, on avait pris deux rouges, on jouait à 9 contre 11, un match cata… Celui d’après, je joue 20-25 minutes, franchement je ne fais pas une bonne entrée mais ça reste correct. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’à Bordeaux, j’étais souvent titulaire, je rentrais très rarement en cours de match. Je n’avais pas l’habitude de m’échauffer pendant la rencontre, sans savoir quand j’allais entrer, c’est quelque chose que je ne connaissais pas. Par la suite, dans la semaine précédant le match contre Saint-Étienne (prévu le dimanche 15 mars 2020), le coach m’annonce : « Je suis très content de ce que tu fais à l’entraînement, tu vas être titulaire. » Ce sont des choses que les gens ne savent pas. Et puis, il y a eu le Covid, la journée n’a jamais eu lieu et on est revenus l’été d’après. J’avais parlé avec coach (Robert) Moreno pendant le confinement, il m’avait exposé son projet de jouer avec Youssouf (Fofana) et moi en 4-4-2. Et une semaine après la reprise, un nouveau coach arrive (Niko Kovac)… ».

Pas plus pour son transfert au Real Madrid contre… 100 millions d’euros.

« Non, je ne ressens pas cette pression. Dans ma tête, je suis construit pour ça. C’est ma destinée. Ça veut dire que j’ai travaillé, j’ai fait en sorte d’arriver ici. Maintenant que j’y suis, qu’est-ce que je fais ? Il faut que je gagne ma place de titulaire, que je sois performant, que je remporte des titres. Donc je ne suis pas là à regarder, à m’émerveiller… ».