Laurent Koscielny : “C’est un test mis en place par Eric Bédouet. En club, tu le fais en début de saison et à mi-saison pour voir comment sont les joueurs en termes de fatigue”

Pour Soccer BI, l’ancien défenseur des Girondins de Bordeaux, Laurent Koscielny, a été questionné sur le thème de la préparation et de la gestion d’une compétition internationale, lui qui a disputé la Coupe du Monde 2014. L’ex-bordelais raconta le contenu des premiers jours de préparation.

« La Coupe du Monde était en fin de saison, donc tu terminais la saison avec beaucoup de matches dans les jambes. Le premier jour, tu fais un bilan complet de chaque joueur sur le plan physique, mental. Tu vois quel plan sera mis en place pour qu’il puisse se régénérer le plus vite possible. C’est souvent ça les deux-trois semaines de préparation : régénération à fond pour tous les joueurs. Tu finis une saison éprouvante physiquement et mentalement avec la pression des objectifs. Donc c’est beaucoup de récupération, de footing pour l’aérobie, et après sur la deuxième semaine, tu attaques un peu plus le physique. Mais c’est très léger, c’est juste pour remettre tout le monde au même niveau physiquement. Puis tu rentres plus dans la dernière semaine avec la tactique, les plans de jeu que tu vas mettre en place sur les trois premiers matches de groupe ».

Laurent Koscielny fit part des tests mis en place également.

« C’était un test où tu courais cinq minutes sur un synthétique avec un bip, allure constante. Il y a une prise de sang ensuite. Oui, c’est un test mis en place par Eric Bédouet. En club, tu le fais en début de saison et à mi-saison pour voir comment sont les joueurs en termes de fatigue. Avec un autre préparateur physique, il y avait le test pour les ischios ».

Enfin, l’ancien bordelais donna le déroulement d’une séance veille de match.

« C’est assez léger. Il y a un petit échauffement, souvent avec ballon, donc des circuits de passes. Après, on passe avec le préparateur physique pour un peu de vitesse, des exercices avec des cerceaux, des duels au sprint. Et ensuite, on faisait un jeu nous concernant, sur une moitié de terrain. Le sélectionneur laissait enfin le temps, 15-20 minutes, pour ceux qui voulaient tirer au but, ou des coups de pieds arrêtés. Pour les défenseurs, c‘était plus du jeu long. On n’avait qu’une heure pour s’entrainer la veille de match, ça allait très vite ».

Retranscription Girondins4Ever