Marouane Chamakh : « J’ai été surpris de voir énormément de pays derrière le Maroc »

Source TV5Monde

Sur Canal Plus Sport Afrique, dans l’émission #Jmoins1, Marouane Chamakh, ancien attaquant des Girondins de Bordeaux, s’est exprimé sur la magnifique prestation de la sélection marocaine lors de ce Mondial 2022 au Qatar.

« Je vous mentirais si je vous disais que je n’étais pas surpris de les voir arriver en demi-finale. Bien sûr que oui je suis surpris, franchement. Je pensais qu’ils allaient peut-être sortir des poules mais qu’il fallait quand même qu’ils créent l’exploit. Mais ce qu’ils ont fait c’est juste exceptionnel… c’est dingue ! C’est dingue ce qu’ils ont fait, il y a eu beaucoup d’émotions. Ils ont représenté le Maroc, la diaspora marocaine. Ils ont représenté l’Afrique, le monde arabe, le monde musulman, toute cette diaspora. J’ai été surpris de voir énormément de pays derrière le Maroc. Après les huitièmes c’était juste exceptionnel et extraordinaire. Cette demi-finale est juste incroyable. Une quatrième place, bon voilà c’est comme ça… On dit toujours : on aurait pu, on aurait pu, mais on la prend. Une demi-finale c’est quelque chose que personne n’avait fait auparavant. En tout cas ils ont bien représenté le Maroc, l’Afrique. Des fois je n’arrive toujours pas à y croire… »

Il a également évoqué Walid Regragui, le sélectionneur marocain, avec qui il était coéquipier en équipe nationale à l’époque :

« Franchement Walid, comme Noureddine Naybet, comme beaucoup d’anciens, Chippo, Talal El Karkouri… quand je suis arrivé en sélection ils m’ont toujours pris dans leur entourage. Ils ont essayé de me mettre en confiance mais Walid avait déjà cette âme de coach. Tu le sens chez des joueurs avec qui tu as joué, des joueurs qui sont à Bordeaux, à Arsenal… Un peu partout tu vois que des joueurs ont déjà ça dans le sang. Ils ont cet esprit-là, tu le sais direct. Quand ils vont arrêter le foot, ils ne vont pas attendre comme moi 4-5 ans, eux vont basculer directement, toujours dans le domaine du football mais dans une autre position, celle de coach. Il avait cette fibre déjà donc je ne suis pas surpris. Je suis aussi content pour lui parce que ce n’était pas facile de reprendre l’équipe à trois mois de la Coupe du Monde. Le mérite lui revient surtout. Tu vois que les joueurs se battaient pour le Maroc, pour leurs familles et tout, mais tu vois qu’ils se battaient aussi pour leur coach. Je pense que le message qu’il a fait passer les a peut-être transcendés, les a motivés. Tu les voyais à chaque match, infatigables, se donner à fond. Ils jouaient pour le Maroc mais tu sentais qu’ils jouaient aussi pour leur coach et je pense que le message est bien passé. C’est le plus important parce que je pense que le meilleur choix tactique, c’est le Président de la fédé qui l’a fait en prenant le risque de mettre Walid à la place de Vahid Halilhodzic, à trois mois de la Coupe du Monde. C’était peut-être discutable mais moins discuté maintenant, ça c’est sûr. »

Retranscription Girondins4Ever