David Guion revient sur la colère de Gérard Lopez après Amiens : « Le Président, je l’ai eu le lendemain, déjà, donc à aucun moment ça s’est fait dans le vestiaire… »

Ce jeudi matin au Haillan, l’entraineur des Girondins de Bordeaux, David Guion, est passé en conférence de presse avant la rencontre de samedi face à Dijon, match comptant pour la 20ème journée de Ligue 2. Le coach bordelais est longuement revenu sur la colère du Gérard Lopez après le match nul face à Amiens.

« Alors… Là, c’est pareil, je lis, j’entends, il n’y a pas de soucis… Je ne suis pas dans ma bulle, j’écoute, j’entends pas mal de choses, je lis pas mal de choses. Le Président, je l’ai eu le lendemain, déjà, donc à aucun moment ça s’est fait dans le vestiaire ou quoi que ce soit… En effet, on a eu une réunion, enfin on s’est eu au téléphone avec le Président et Admar. Evidemment qu’il était en colère, et je le comprends. Moi aussi j’étais en colère, les joueurs aussi, tout le monde était en colère. On est en colère parce qu’on a perdu ces trois points à deux minutes de la fin, et le Président a le droit d’être en colère. Après, je lui ai expliqué comment j’avais abordé ce match contre miens, comment on l’avait préparé, et les choix qui ont été fait. Après, cela devient beaucoup plus facile de comprendre les choses. On joue une équipe d’Amiens avec de la qualité, une équipe avec la difficulté qu’on avait contre eux, c’était que leurs deux meilleurs joueurs/influents étaient au cœur du jeu, Gélin et Kakuta. Et ils avaient aussi des joueurs de couloir, des pistons… Il fallait régler les pistons, et l’intérieur du jeu… Il était difficile de jouer en 4-4-2, il y aurait eu une supériorité numérique du coté amiénois, dans le cœur du jeu, et là où il y a leurs deux meilleurs joueurs… Donc il était important de renforcer à l’intérieur, c’est pour ça qu’on a joué en 4-3-3. Il était important, je pense, que sur la forme d’Elis, de le mettre dans de bonnes conditions parce qu’on sait que quand Elis est dans de bonnes conditions, Josh Maja a de grandes chances de marquer des buts. Quand Josh joue avec Elis, l’association est efficace. A partir de là, le Président comprend quand on explique les choses, il connait le football. Après, on regarde le match, on a fait plus de 600 passes, presque deux fois plus que notre adversaire, et notre meilleure période est de la 45ème à la 75ème, là où on a le plus de ballons et d’occasions, là où on doit mettre ce deuxième but. On a cinq occasions de transition. Enfin, c’est vrai, il y a ce dernier quart d’heure où on a subi, avec un bon adversaire en face. Il n’y a que 1-0 à Bordeaux, c’est normal qu’ils y croient. C’est à ce moment-là qu’on décide de faire rentrer Tom Lacoux qui a des caractéristiques défensives et un bon placement. Sur un long ballon, on n’est pas au deuxième ballon, et après on ne resserre pas à l’intérieur. C’est surtout un problème de discipline de dernière minute qui a fait qu’on n’a pas pris cette victoire. Quand j’ai expliqué ça au Président, il l’a tout à fait compris. Que Elis reste aussi sur le terrain, nous permettait de garder une profondeur chez l’adversaire pour les prendre dans le dos avec sa vitesse ».

Retranscription Girondins4Ever