André Pénalva : “J’en parlais déjà quand j’étais au club, et ça me dérangeait. J’aurais bien aimé qu’on croit plus en Valentin Vada et Robin Maulun”

Pour Bordeaux Le Mag, André Pénalva, formateur aux Girondins de Bordeaux pendant 18 ans, a quitté le FCGB il y a quelques années maintenant. Encore aujourd’hui, il ne se voit pas revenir dans un club à la formation, du moins en France. Notamment vis-à-vis de certains critères de formation.

« Si j’ai fait une crois définitive sur un poste de formateur dans un club pro ? En France, oui. A l’étranger, je n’en sais rien, mais en France oui. Même la formation française, à l’heure actuelle, est beaucoup axée sur le côté athlétique, physique. Ça fait un moment, j’en parlais déjà quand j’étais au club, et ça me dérangeait. Je ne dis pas qu’il ne faut pas de la puissance et de la vitesse dans le football, mais je trouve qu’aujourd’hui, il n’y a plus assez de joueurs formés dans la créativité, dans le sens du jeu… Je trouve que c’est triste à ce niveau-là, même s’il y a des bons joueurs quand même hein… Mais voilà, ça me convient moins. Les joueurs français sont de qualité, ils sont très forts, mais ils ont tous le même profil. Et moi, ça ne me plait pas, ce n’est pas ce foot-là que j’aime. Déjà à l’époque quand j’en parlais, j’étais un peu en désaccord avec mes collègues, avec a direction du club, mais tant pis… J’ai bataillé jusqu’au bout avec ça ».

D’ailleurs, le André Pénalva a deux déceptions chez les joueurs à ce niveau.

« Les deux joueurs que je trouvais au-dessus du lot très jeune, c’étaient Valentin Vada et Robin Maulun. J’aurais bien aimé qu’on croit en ces jeunes au club, et qu’on les amène vers le haut niveau. C’était pour moi des joueurs qui avaient quelque chose de plus dans la créativité, dans le sens du jeu. Mais bon, on n’a pas misé dessus, c’est dommage… Maintenant, ils jouent quand même à un niveau correct. Valentin joue à Saragosse, Robin joue aux Pays-Bas. C’est quand même des joueurs professionnels, mais c’est dommage ».

S’il devait aujourd’hui, avec quelques années de recul, porter un regard sur ses 18 années au FCGB ?

« Je suis satisfait des idées que j’ai voulu mettre dans ce projet club, mais un peu frustré sur les idées que j’avais qui n’étaient pas en corrélation avec celles de mes collègues ou du club. Il y a toujours eu cette frustration, mais tant pis, ce n’est pas grave, c’est comme ça ».

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