Tony Vairelles jugé en appel ce mardi

En mai de l’année dernière, Tony Vairelles apprenait le verdict de la fameuse affaire de la boîte de nuit. L’ancien attaquant des Girondins de Bordeaux a été condamné à cinq ans de prison dont deux avec sursis par le tribunal judiciaire de Nancy pour des “violences avec arme” qui auraient été commises il y a donc près de dix ans. Il n’avait pas été le seul à avoir été condamné puisque ses trois frères l’ont également été, avec différentes durées d’emprisonnement. Fabrice Vairelles fut condamné à cinq ans dont deux avec sursis, Jimmy et Giovan à trois ans dont deux avec sursis, pour “violences en réunion, avec préméditation et avec arme”.

L’autre partie avait également été condamnée. Les trois vigiles ont reçu des peines d’emprisonnement avec sursis : trois mois pour l’un et quatre mois pour les deux autres, pour “violences en réunion avec armes”.

Dans la foulée, Tony et son frère Fabrice ont fait appel de leur condamnation. Ce mardi, un an après avoir été condamné pour des violences contre des vigiles de discothèque, dix ans après les faits, l’ancien attaquant bordelais va comparaitre devant la cour d’appel de Nancy.

Frédéric Berna, l’un des avocats de la fratrie Vairelles, avait estimé il y a un an que le jugement « à la hauteur de ce dossier, une instruction ratée et minable. Quand, après 10 ans d’enquête, on envoie des gens en prison au doigt mouillé, je trouve que ce n’est pas très rassurant ». Comme le rapporte l’AFP, Virginie Barbosa, une des avocates de la famille, explique que les Vairelles attendent « une meilleure décision tout simplement. Mais il y a de l’inquiétude et de l’incompréhension de leur part, d’autant plus que les premiers juges ne les ont pas entendus ». 

Sur RMC, Tony Vairelles était longuement revenu sur cette affaire, lui qui sortait également il y a un an un livre, “Balles au centre”.

“Depuis le jugement, tu as l’impression que le procès a eu lieu et que l’on ne t’a pas vraiment entendu. Je me pose toujours cette question : on me condamne sur quoi ? Parce que j’étais présent sur un parking de boîte de nuit ? Ça c’est vrai, mais après ? […] Ce que j’explique dans le livre, c’est quand je discute avec le gardien de la prison, qui s’occupe des arrivants, il te dit : “bon tu restes dix jours dans le quartier des arrivants et ensuite tu pars dans ta cellule. Moi dans ma tête, je me dis : je reste trois jours et je suis dehors. Je suis tellement persuadé que ce n’est pas possible que je reste. Je suis toujours dans cette logique de me dire “je suis innocent”. Puis finalement, tu restes et quand tu discutes avec les autres, ils t’expliquent bien que ce n’est pas comme ça que ça se passe. Une fois que t’as mis les pieds dans l’engrenage, tu te dis dans quoi je suis tombé ? […] On m’a mis en prison et donc j’ai toujours cette peur d’y retourner bien sûr. J’ai peur d’être condamné au bénéfice du doute. Le pire, c’est ça. J’ai l’impression que je suis condamné au bénéfice du doute et c’est impensable”