Vital Nsimba : “Dans les hautes instances, ils pensaient que mon père avait un lien avec le braquage… Il a dû quitter le pays sinon c’était la mort ou la prison à vie”

Sur Leopardsfoot TV, Vital Nsimba s’est remémoré comment il avait été repéré par les Girondins de Bordeaux.

« J’ai été repéré facilement. On avait Bordeaux dans notre poule, et on était un peu les concurrents de Bordeaux dans la région. Villenave avait une très bonne génération. On avait réussi à gagner Bordeaux plusieurs fois. Cette année-là, j’avais fait une très belle saison également. J’étais à l’époque offensif, je marquais pas mal de buts et j’étais souvent décisif. Bordeaux a su me repérer, et c’est comme ça que j’ai signé après au centre de formation ».

Avant la France, il connut la vie en Angola qui, dans ses souvenirs, n’était pas mauvaise.

« Après, quand on est petit, c’est difficile de trouver des défauts. On est insouciants, inconscients, on est très loin de la vie d’adulte où il y a le stress, le fait de ne pas manger… Quand on est petit, on est vraiment détaché de tout ça. On sortait dans la rue, on jouait, et quand tu es petit tu vis ta meilleure vie, tu joues avec tes amis, au foot… Honnêtement, je l’ai plutôt bien vécu, jusqu’à l’épisode où l’on doit quitter le pays ».

Petit, il avait déjà eu la vision qu’il serait professionnel dans le football.

« C’est vraiment très anodin. Quand il y a eu la Coupe du Monde 98, je connaissais tous les joueurs de l’Equipe de France, alors que l’Angola n’a rien à voir avec la France… Ce n’est pas du tout affilié. J’avais dit à ma grand-mère qu’un jour elle me verrait à la télé, que je serai un joueur professionnel… Sans avoir que j’arriverai un jour en France, que j’y signerai pro. Le hasard a bien fait les choses ».

Arrive alors cette fuit de l’Angola pour la France.

« C’est très simple. Mon père était militaire, et ils avaient un convoi à restituer. Ce jour-là, le convoi s’est fait braquer. Du coup, dans les hautes instances, ils pensaient que mon père avait un lien avec le braquage, alors que pas du tout. Ils pensaient qu’il était complice. Du coup, mon père a été obligé de fuir avec plusieurs personnes chargées du convoi. Il a dû quitter le pays parce que sinon c’était la mort ou la prison à vie. Il n’y avait pas le choix ».

Retranscription Girondins4Ever