Christophe Dugarry : “Les clubs français en Coupe d’Europe ? On a un boulard démesuré, sincèrement. A l’arrivée, neuf fois sur dix tu te fais marcher dessus”

Sur RMC, l’ancien attaquant des Girondins de Bordeaux, Christophe Dugarry, s’est exprimé sur les clubs français disputant la Coupe d’Europe. Pour l’ancien attaquant bordelais, ils font très souvent preuve de suffisance, se prenant pour d’autres, pour au final sortir des compétitions face à des équipes qu’ils ont cru plus faibles.

« Je pense qu’on a un boulard démesuré, sincèrement. C’est-à-dire qu’on se prend pour des cadors, Champions du Monde… Je pense qu’on a un boulard démesuré par rapport à cette compétition. On est d’une arrogance rare, en pensant que ça va être facile. Je pense que les français ont un gros souci, c’est l’intensité. Evidemment, tu ne peux pas mettre de l’intensité à tous les matches, mais quand il faut en mettre en Coupe d’Europe, parce que c’est le dénominateur commun de ces trois compétitions… C’est l’intensité. Je trouve qu’on a du mal à mettre ce costume de la Coupe d’Europe, de cette intensité. Tu vas me dire que les championnats suisses, grecs, n’ont peut-être pas une folle intensité non plus dans leur championnat, mais lorsqu’ils arrivent à switcher en Coupe d’Europe, ils arrivent à se mettre au diapason, et mettre cette intensité. Nous, je trouve qu’on a toujours du mal, que ce soit en Ligue des Champions, en Ligue Europe, ou en Conférence. Je pense qu’on a le boulard, qu’on est tranquilles, qu’on a l’impression que le match va être facile. Et à l’arrivée, neuf fois sur dix tu te fais marcher dessus, parce qu’on n’est pas prêts psychologiquement, mentalement, et peut-être qu’aux entrainements on n’en fait pas suffisamment ».

C’est un problème franco-français.

« Et parfois, notre équipe de France en manque un petit peu, je trouve. On arrive à sortir des bons et grands joueurs de notre championnat mais comme par hasard, ces joueurs, quand ils partent à l’étranger, ils se mettent dans une forme d’intensité. En France, on a toujours du mal avec ce mot-là. Quand je vois le match entre les deux Milans… C’était une boucherie. On serait incapables de rivaliser, même le meilleur de notre championnat qu’est le Paris Saint-Germain. Je vais même aller plus loin, je pense même que nos arbitres ne sont pas prêts à ça. Quand je vois Monsieur Turpin qui arbitre les équipes nationales ou la Ligue des Champions, il n’arbitre pas de la même manière. La faute qu’il a sifflée pour les lensois face à Marseille, jamais en Coupe d’Europe il la siffle ».

Retranscription Girondins4Ever