Souleymane Diawara : “Bordeaux a été la lumière au bout du tunnel, de ouf”

Photo Icon Sport

Pour le Moneytalk, Souleymane Diawara a reconnu que les Girondins de Bordeaux l’avaient sorti de l’impasse en Angleterre, et Charlton.

« Oui, Bordeaux a été la lumière au bout du tunnel, de ouf. Il y avait d’autres contacts quand j’étais à Charlton, comme l’Olympiakos, mais ça ne s’est pas fait pour des histoires de commissions, de papiers… Il y avait donc Bordeaux et Lens, et il n’y avait pas photo : Laurent Blanc, Jean-Louis Gasset… Laurent Blanc qui t’appelle, Champion du monde… Il y avait une équipe de fou. Bon, il pleuvait beaucoup (rires). Mais Bordeaux est une très belle ville ».

Pourtant, les débuts furent difficiles.

« En fait, il fallait que je me réadapte au jeu français. Dès que je faisais un truc, on sifflait faute, et carton… Les deux ou trois premiers mois, je ne comprenais pas, je n’arrivais plus à jouer au foot. J’appelle mon agent, et Mamad(ou Niang)… A chaque fois qu’il y avait un but, c’était à cause de moi. Un match, deux matches, un mois, deux mois, trois mois… J’ai eu de la chance, j’avais toujours la confiance des coaches. Jean-Louis Gasset me le disait, il connaissait mes qualités, donc j’avais la confiance. Il m’a convoqué une fois, on a parlé français, il m’a enfermé dans le bureau, et voilà quoi… Il ne me reconnaissait plus. Il me disait ‘c’est toi qu’on a recruté ou c’est ta grand-mère ?’. Il m’est rentré dedans, et j’avais besoin de ça. Je lui ai tout expliqué, et il m’a compris, et il m’a donné le feu vert ».

Arrive évidemment cette fameuse anecdote déjà racontée avec JLG.

« Mon agent me disait qu’il fallait que sois sérieux, car c’était Laurent blanc. Moins je sortais, plus j’étais nul. Donc là je n’avais plus rien à perdre, et Gasset m’avait dit d’arrêter, de reprendre ma vie de bâtard. A partir de là, je me suis lâché, puis je suis monté en puissance ».

Retranscription Girondins4Ever