Jean-François Brocard (économiste) : “Il faudrait qu’il arrive à convaincre des investisseurs de combler le trou qui sera relativement important encore une fois l’année prochaine”

(Photo by Daniel Derajinski/Icon Sport)

SurFrance Bleu Gironde, Jean-François Brocard, économiste du sport, a expliqué que le fait que les Girondins de Bordeaux ne montaient pas en Ligue 1, changeait beaucoup de choses sur le plan économique.

“Ca change pas mal de choses évidemment parce que les Girondins de Bordeaux c’est un club qui est descendu de la Ligue 1 il n’y a pas très longtemps et qui a encore un rythme notamment en termes de charges qui correspond à un club de Ligue 1. Evidemment, pour que l’équilibre économique soit possible, l’idéal c’est d’avoir des revenus de Ligue 1. C’est pour ça que le club avait tout fait pour remonter rapidement. Et si jamais ce n’est pas le cas cette année, ça risque d’être compliqué d’équilibrer les comptes l’année prochaine […] Combien ils perdent avec les droits TV ? C’est assez important, on parle à peu près d’un différentiel de 13 millions si mes chiffres sont bons. C’est important, mais il n’y a pas que cette ligne de recettes qui change. Il y a évidemment des sponsors qui sont plus faciles à attirer quand on joue en Ligue 1 et que les matches sont retransmis sur des chaînes et à des moments où il y a beaucoup de gens qui regardent. En termes de billetterie, c’est aussi beaucoup plus difficile d’attirer du monde pour aller voir la Ligue 2. Cette année, le club a été bien soutenu, mais est-ce que ça sera encore le cas la saison prochaine ? Il pourrait y avoir une forme de lassitude. Toutes les lignes de recettes sont plus difficiles à booster quand on reste en Ligue 2”.

Quelles sont les sources de financement pour être un club vertueux de L2 ?

“Alors ça, c’est une bonne question. Gérard Lopez a réussi à y répondre depuis quelques années d’une façon assez miraculeuse, il faut le dire. Il n’y a rien de miraculeux, pas de miracle. Il n’y a rien auquel vous ne pensez pas et auquel je ne pense pas. Il faudrait qu’il arrive à convaincre des investisseurs de combler le trou qui sera relativement important encore une fois l’année prochaine, en espérant que l’année d’après le club remonte vite, en espérant qu’il y ait de bons joueurs qui soient formés au club et qui puissent être vendus. C’est compliqué, c’est une équation qui est extrêmement complexe à résoudre pour le Président du club aujourd’hui”.

Retranscription Girondins4Ever

(Photo by Daniel Derajinski/Icon Sport)