Yannick Stopyra : “En arrivant à Bordeaux, j’étais en Formule 3, et là je suis passé en Formule 1”

Pour Bordeaux Le Mag, l’ancien avant-centre des Girondins de Bordeaux désormais responsable du recrutement du centre de formation du FCGB, Yannick Stopyra, s’est remémoré sa seule année en tant que joueur en Gironde, la saison 1988-1989.

« Cela fait qu’une année de joueur, mais ça a été des années de tractation, d’espoirs de ma part, de négociations avec le Président Claude Bez, et Didier Couecou qui était directeur sportif. Je ne dis pas que ça a été la mauvaise année, mais ça a été l’année où il y a eu beaucoup de choses qui ont été assez violentes. Il y a eu le changement d’entraineur avec Aimé Jacquet, qui était aimé de tout le monde… On s’est fait sortir au premier tour de la Coupe de France, il y a eu des arrivées, pas mal de changements, on a joué avec Cantona… Quand vous voyez le listing de joueurs, c’était exceptionnel, des internationaux… La sauce n’a pas pris ».

Cela s’est fait cette saison-là, mais ça aurait  pu se faire avant.

« Un jour, je viens faire un match, et je suis remplaçant avec Sochaux. Je joue 20 minutes, on perd 1-0, et l’entraineur de Sochaux me dit de rentrer. Je mets trois buts. On gagne 3-2 à Lescure… C’est le hat-trick qu’il fallait faire. Là, les Girondins ont commencé un petit peu avec moi. Et il y avait l’un des plus grands attaquants qu’on ait eus en France pour moi, Bernard Lacombe. En échangeant un jour avec lui, il était dans les tractation de renouvèlement ou pas. Je pense que j’ai été sollicité quand j’étais à Sochaux, alors qu’il me restait un an de contrat. A Sochaux, en un an, on avait trois attaquants internationaux : Stéphane Paille, Philipe Andiani, et moi. On jouait le même poste. C’est pratiquement du jamais vu. Voyant qu’il me restait un an, j’ai annoncé ouvertement que je voulais vraiment venir à Bordeaux. Comme j’étais en discussions, j’ai annoncé au FC Sochaux que je partais. Ça ne s’est pas fait avec les Girondins, Bernard (Lacombe) a re-signé, et je me suis retrouvé sans club. Le Stade Rennais, le club qui venait de monter, m’a appelé, j’y suis allé pour rejoindre ma famille que j’avais besoin de revoir. Ça a commencé là. Et ils m’ont fait signer une année, j’étais vraiment content, c’est le club que je souhaitais. J’ai tout fait pour venir, j’ai attendu, et quand il y a eu l’opportunité, on a fait cette année […]  L’année a été difficile. Il y a eu des changements, des joueurs, tous internationaux… Éric Cantona est arrivé à la trêve… Ça a été un grand choc ».

Et son intégration a été facile.

« Je pense que là, j’étais en Formule 3, et là je suis passé en Formule 1… C’était une écurie qui était… L’avantage que j’avais, c’est que je les connaissais par la sélection. J’ai démarré en 80, je suis arrivé en 88, et cela faisait quelques années que j’étais là. J’avais loupé une Coupe du Monde, mais j’avais fait une Coupe du Monde avec certains d’entre eux : je les connaissais. Par contre, la grande découverte, c’était de voir cette aura que le club avait partout autour, au stade… Nous, à Sochaux, c’était différent. Ils attendaient certaines valeurs. A Bordeaux, j’avais le sentiment de passer un cap européen que je ne connaissais pas ».

Retranscription Girondins4Ever