Nicolas Maurice-Belay : “Ma fierté, c’est que je n’ai fait que de la Ligue 1, avec des journalistes qui me tapaient dessus”

Dans l’émission « Ballon, Main, Corps », l’ancien ailier des Girondins de Bordeaux, Nicolas Maurice-Belay, a fait le bilan de sa carrière de joueur professionnel. Il évoqua son état d’esprit, tourné vers le collectif, et les critiques qui lui ont été faites sur ses statistiques.

« J’ai la carrière que je mérite. Quand tu fais autant d’années, si tu n’as pas fait plus, pas moins, tu as la carrière que tu mérites. Après, c’est mon mindset. 350 matches en Ligue 1 ? Le côté de la statistique pure offensive, elle te pénalise trop. Mais ma fierté, c’est que je n’ai fait que de la Ligue 1, avec des journalistes qui me tapaient dessus. On voulait m’enfoncer, mais je restais quand même là. Ce que j’aurais dû changer, c’est mon état d’esprit. Qu’on le veuille ou pas, à un moment donné, Clairefontaine c’est bien beau parce que c’est un jeu léché et un collectif, mais quand on arrive au centre et encore plus en pro, il faut penser à sa gueule, et puis c’est tout… On peut vous raconter tout ce que vous voulez, le reste c’est de la flute. On a le meilleur exemple avec Kylian Mbappé, qui est avant tout un joueur pour lui avant d’être un joueur de collectif. On kiffe le côté individualiste, parce qu’on doit vendre quelque chose. Moi, je comprends les gens qui disent que pour qu’un joueur marque les esprits, il faut qu’il ait des stats, qu’il marque… Je ne dis pas que les critiques envers moi étaient injustes, non, sauf qu’elles étaient extrêmes, et qu’elles camouflaient ce que tu pouvais apporter dans le jeu réel. Mon état d’esprit, mon agressivité et mon égoïsme, ça, j’aurais dû le développer. Je n’étais pas quelqu’un d’égoïste. Par exemple, tu es en deux contre un avec un mec, il n’attire pas le défenseur pour te la mettre, et qui tire en angle fermé… C’est un truc que je ne comprendrai jamais, et jusqu’à ma mort. Quand ça te prend derrière par le cou pour te dire ‘mon frérot je ne t’ai pas vu’, tu as envie de le brûler… ».

Retranscription Girondins4Ever