Clément (Président Ultramarines) : “Ça a été une année très compliquée pour nous en termes de répression. Ça a été plus qu’abusif”

(Photo by Anthony Bibard/FEP/Icon Sport)

Sur La Clé des Ondes, le Président des Ultramarines, Clément, a fait le “bilan” de la saison qui vient de s’écouler au niveau du groupe de supporters des Girondins de Bordeaux. Une année aussi mouvementée que compliquée.

« Il faut savoir qu’on accueillait vendredi l’AC Ajaccio. A l’aller, on s’est déplacé, comme on le fait pour tous les matches, afin de défendre nos droits. Et surtout pour représenter notre club, notre groupe. Il s’est avéré qu’au dernier moment on a été interdits de déplacement, sauf qu’on était déjà sur place. Pour ceux qui ne savent pas ce qui s’est passé, on s’est tout simplement fait attaquer par la tribune d’Ajaccio. Derrière en a découlé beaucoup d’interdictions de stade, de déplacement… Ça a été une année très compliquée pour nous en termes de répression. Ça a été plus qu’abusif. Aujourd’hui, si on ne se déplace plus, ce n’est pas uniquement à cause de ça. Il y a un contexte bordelo-bordelais. On en a déjà parlé suffisamment, et je ne suis pas là pour en parler plus que ça. Mais pour toutes les personnes qui se posent encore certaines questions, qu’elles se réfèrent à nos communiqués. Ça a été compliqué cette année, il y a eu beaucoup de tensions au sein de la tifoseria bordelaise. Maintenant, ce n’est pas la seule et unique raison de pourquoi on a été interdits de déplacement, ou pourquoi il y a de la répression. Ça vise beaucoup de gens, de tribunes, au niveau national et c’est de pire en pire. Cette année a été une année vraiment très, très compliquée. On a un problème en France avec ça, et on pourrait en débattre pendant très longtemps autour de ce sujet, car c’est une problématique typiquement française. Quand on voit encore 4000 supporters parisiens se déplacer en Allemagne, ou des supporters espagnols venir en France… Il y a énormément de choses qui ont du mal à être gérées en France. Ça demande de l’organisation, c’est un problème structurel encore une fois. En France, malheureusement, les pouvoirs publics ne se prennent plus la tête, et ils interdisent les déplacements de supporters, comme ça c’est la solution de facilité… Nous, on a décidé de faire un concert à la fin de l’année, avec une idée un peu plus militante, contre la répression. On fait venir une bande d’artistes d’Espagne, d’un quartier très antiraciste, très autonome, et qui résiste avec beaucoup de choses malgré le peu de moyens qu’ils ont. Cela nous tenait à cœur de les faire jouer. La musique véhicule beaucoup de choses, la solidarité, l’antiracisme, des choses très importantes pour nous. Et ces groupes que l’on fait venir renvoient cette image-là aussi, c’est important pour nous ».

Retranscription Girondins4Ever

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