Jean-Louis Triaud : “Un actionnaire-propriétaire, il vient une fois quand il peut, surtout si c’est un chef d’entreprise très occupé. Ça perd un peu ce côté familial, convivial…”

(Photo by Sylvain Thomas/FEP/Icon Sport)

Pour Le Figaro, l’ancien Président des Girondins de Bordeaux, Jean-Louis Triaud, rare médiatiquement, a été invité à se remémorer ses relations avec les Ultras bordelais à l’époque de sa présidence.

“Nos relations ? Comme chien et chat. J’ai un chien et un chat à la maison, ils vivent ensemble et s’apprécient. Mais ce n’est pas toujours facile ! Les ultras trouvaient que je n’en faisais pas assez pour le club, et moi j’estimais qu’ils débordaient un peu de leur rôle. Le plus souvent, c’était quand même bon enfant. C’était même familial”.

Puis, il répondit à la remarque du côté familial qui aurait été perdu au FCGB justement depuis son départ du Club.

“Peut-être un peu. À Bordeaux, c’était pareil qu’à Lyon avec (Jean-Michel) Aulas ou à Montpellier avec (Louis) Nicollin, des gens du cru qui s’investissent beaucoup. Ça crée des liens, une ambiance. Nous avions des échanges fréquents avec les partenaires. Il y avait un restaurant au club, j’y déjeunais presque tous les jours, on voyait du monde, les partenaires venaient régulièrement et amenaient des clients. Il y avait une vie autour du club. Un gars qui est actionnaire-propriétaire d’un club, il vient une fois quand il peut, surtout si c’est un chef d’entreprise très occupé. Ça perd un peu ce côté familial, convivial… J’ai l’impression que c’est une autre époque, une autre gestion, un autre mode de fonctionnement”.