Gernot Rohr revient sur le match joué sans gardien, avec Alain Giresse dans les buts, et le discours de Claude Bez

Dans la journée du samedi 18 Mai, nous avons eu le plaisir d’être invité par Julien Bée pour découvrir le complexe du Parc des Sports et Stade Lescure. C’était à l’initiative de l’Association “Préservons Lescure”. Le journaliste, commentateur et auteur était accompagné de Gernot Rohr, légende des Girondins de Bordeaux. L’ancien joueur en entraîneur des Marine et Blanc, aujourd’hui sélectionneur du Bénin, a pu, au détour de certains lieux, nous raconter quelques anecdotes sur cette mythique enceinte.

Lors du passage dans le fameux long tunnel, les souvenirs sont aussi revenus. Il y a eu des scènes cocasses avec des échauffements, des glissades, mais aussi de l’intimidation d’avant-match ou des tensions pendant la mi-temps et après la rencontre.

Il y a cette histoire de Pantelic (ancien gardien) qui aurait donné un coup de pied à l’arbitre lors du dernier match de la saison. On faisait chambre ensemble puisqu’on m’a toujours mis les étrangers comme j’étais un peu prof de français avec les étrangers. Aimé Jacquet m’a dit ‘On te met les étrangers comme ça tu leur apprends le français, et toi-même aussi’. Donc il était avec moi et parfois il était un peu chaud. Il tirait les penaltys, il avait une grosse frappe. Après un  match, dans ce tunnel, il y avait l’arbitre qui avait été catastrophique en effet. Il aurait reçu, je ne l’ai pas vu, un coup de pied par derrière. Ce serait le juge de touche qui aurait vu. Donc ils ont fait le rapport, un an de suspension. Il n’y avait pas de preuves, il y avait juste le juge de touche qui avait déclaré qu’il avait vu ça. D’autres ont dit que c’était un stadier. Il y a des bordelais qui ont dit que ce n’était pas lui mais un stadier et comme il y avait beaucoup de monde… Ils se sont retournés et ils ont vu le gardien. Il a pris un an, c’était une injustice pour nous et pour Claude Bez. Pour protester contre ce jugement, le tout dernier match de la saison qu’on a fait à l’extérieur, à Nantes, on a fait sans gardien de but. Comme le règlement dit qu’il faut absolument un gardien, c’est Giresse qui était dans les buts. On en a pris six. On a défendu derrière mais bon… Pour vous dire la classe qu’avait le Président Claude Bez, il a dit ‘Les gars, je sais qu’on ne va pas gagner le match sans gardien. Mais quoi qu’il arrive, vous aurez la prime de la victoire’ (rires). Bon ça va alors (sourire).”

Retranscription Girondins4Ever