René Girard : “Si ça avait été aujourd’hui, je pense qu’il aurait pris une suspension à vie”

Dans l’excellent Podcast des Légendes, l’ancien milieu de terrain des Girondins de Bordeaux, René Girard, s’est remémoré le France-Allemagne de 1982 à la Coupe du Monde, où, bien que faisant partie du groupe des Bleus, il n’est pas sur la feuille de match.

« D’abord, il n’y avait pas d’autre joueur comme moi, et on a vu qui c’est qui a pris la position, Jeannot (Tigana). Je pense qu’à un moment donné, ça a tellement bien marché comme ça, que le sélectionneur a pensé qu’il n’avait pas besoin de… Bon, il ne pouvait pas s’imaginer non plus que Schumacher ferait ce genre d’action, mais c’est vrai qu’il aurait pu penser qu’il y avait des défenseurs, des attaquants, mais qu’il n’y avait pas de milieu… Va savoir pourquoi. Comment j’ai réagi de ne pas être sur la feuille de match ? Déjà, bon, j’étais très heureux d’être à la Coupe du Monde… On n’avait aussi le droit qu’à 16 joueurs sur la feuille de match. Aujourd’hui, c’est 22, donc si on avait eu le droit à 22 joueurs, peut-être que ça m’aurait permis d’être sur le banc et de rentrer éventuellement. Mais oui, je suis déçu, parce que c’était une demi-finale de Coupe du Monde, contre les allemands… Dans ce cas-là, tu manges la terre, tu as envie de la jouer, ou de rentrer. Là, il y avait tout pour espérer jouer un quart d’heure, vingt minutes. Mais bon, c’est comme ça, c’est un choix, il faut le respecter ».

Un match qui a été marqué par la blessure de Patrick Battiston.

« C’est des moments durs quand même parce que si ça avait été aujourd’hui, je pense qu’il aurait pris une suspension à vie. C’est dramatique. Même après coup, quand on est allés voir Battist(on), tout ça… Il est bien touché. Il était vraiment très amoché. Cela ne fait pas plaisir… Surtout que cette équipe d’Allemagne donnait du grain à moudre, c’était costaud ».

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