François Grenet : “On est arrivés là-bas à 3h du matin je crois… J’en ai des frissons encore quand j’en parle. C’était à l’image de la saison, il y avait de l’amour chez les gens…”

( Photo by Alain Gadoffre / Onze / Icon Sport )

Sur TV7, et à l’occasion de la sortie du livre  « La folle saison des Girondins de Bordeaux » (l’acheter ICI), rendant hommage au titre de Champion de France 1998-1998, François Grenet s’est souvenu de cette soirée d’après Paris-Bordeaux, au stade Lescure/Chaban Delmas…

« En fait, le club ne voulait rien prévoir, un peu par superstition. Mais ça a été… Bien sûr, l’après match à Paris, il y avait ceux qui avaient suivi, le petit kop d’Ultras, comme d’hab, avec qui on a communié au Parc des Princes. Après, à Paris, il y a tous les médias, c’est la dernière journée, donc ça a trainé un peu. Et on ne savait pas qu’entretemps il y avait Monsieur le Maire, le Président, qui se disaient qu’il fallait faire quelque chose… On l’a appris, de mémoire, dans le bus en allant du Parc à l’aéroport pour reprendre l’avion, qu’ils avaient décidé d’ouvrir les portes du stade, et que les supporters pouvaient rentrer librement… On est arrivés là-bas à 3h du matin je crois… J’en ai des frissons encore quand j’en parle. C’était à l’image de la saison, il y avait de l’amour chez les gens… Au-delà de la qualité de jeu, de l’effectif, il y avait un groupe d’hommes. A l’époque, Le Haillan était complètement ouvert au public, et on avait une relation comme ça, directe, frontale. Ça a renforcé l’affect, l’amour, et ils nous l’ont bien rendu ce soir-là en nous attendant et en nous accueillant avec la banane. Quand tu as la chance de faire de ta passion ton métier, et que tu as le bonheur d’apporter ne serait-ce que ce moment-là de joie, de légèreté, à des gens qui sont dans la souffrance… Il n’y a pas plus beau. C’est pour ça qu’au-delà de tout ce que génère un footballeur en termes d’image, je souhaite à tout le monde de vivre ces moments-là ».

Retranscription Girondins4Ever