Gaétan Weissbeck : “Quand on sait qu’un club comme Strasbourg te suit, le club de la région, mon club de cœur… C’était quelque chose de très fort”

Dans “Une Nuit Avec”, le milieu de terrain des Girondins de Bordeaux, Gaétan Weissbeck, a parlé de ses débuts en football, qui ont été précoces.

« Je reste 5 ans dans mon club de village, et ensuite à 9-10 ans, c’est là que je vais à Haguenau. On va dire que le cursus classique, c’était de passer du club de village au club intermédiaire qui est Haguenau, puis ensuite au Racing (Strasbourg). C’est là que j’ai fait toute ma formation ».

Son arrivée au RCSA s’est faite de façon logique et presque “programmée”.

« Une fois par mois, on venait s’entrainer sur les installations du centre de formation. C’était un regroupement de 20-25 joueurs du Grand Est. Dans ces 25 joueurs, 3 ou 4 joueurs ont fini par signer à Strasbourg, dont moi, et un bon ami à moi, Anthony Caci, qui est passé pro ensuite. C’était une fois par mois, et ça a duré trois ans. Au final, c’est comme une détection, c’est une détection longue durée on va dire. On ne fait que des matches, et quand on s’entraine ce n’est que du jeu, essentiellement du jeu et de la conservation, pour vraiment repérer les talents de la génération. C’était plus pour qu’ils soient sûr de leur recrutement que Strasbourg a mis ça en place. J’ai trouvé que c’était pas mal, car ça permettait de nous voir beaucoup de fois, et d’être sûr des profil qu’ils voulaient recruter […] Je crois que c’était lors de ma deuxième saison à Haguenau, 12-13 ans, que je s’avais que j’étais suivi. Quand on sait qu’un club comme Strasbourg te suit, le club de la région, mon club de cœur… Au début, on a du mal à y croire, car comme tout jeune alsacien, le rêve est de porter les couleurs du Racing, et évidemment que c’était quelque chose de très fort. Au début, quand mon père m’en a parlé, je n’y croyais même pas. Je me suis dit qu’il me faisait une blague, que ce n’était pas vrai. Je n’y crois pas sur le coup. On reçoit une lettre, qui le dit directement. Vu que je ne le crois pas tout de suite, il me montre la lettre à ce moment-là, et c’est là que je prends vraiment conscience de la chose. C’est quelque chose de très fort pour moi de pouvoir m’entrainer dans les infrastructures du centre de formation du Racing. Rien que ça, pour un jeune d’un petit village, c’est exceptionnel ».

Retranscription Girondins4Ever