Jacques Vendroux : “On ne peut pas m’empêcher de penser que la période sombre que traversent les Girondins est liée à ce départ en 2015”

Photo District de la Gironde

Dans Le Journal Du Dimanche, le journaliste Jacques Vendroux, sur le sujet des stades français qu’il a côtoyés au cours de sa carrière, a livré quelques mots sur le passage des Girondins de Bordeaux de Lescure au Matmut Atlantique.

“S’il y a bien un point commun à tous les stades, c’est qu’ils font partie du patrimoine et de l’héritage d’un club. Un stade n’est pas une simple pelouse au milieu de tribunes métalliques. C’est un lieu de communion où les âmes de milliers de supporters ne font qu’une. Ces dernières années, j’observe un phénomène qui me révolte. On change le nom de terrains mythiques, souvent pour l’argent. Pire, on déménage même des clubs. Pourquoi ? Parce que certains mélangent l’affectif et le business. L’image de marque prime. Je peux le comprendre, mais ça m’énerve, ça me choque. Regardez à Lyon. L’OL a évolué de 1950 à 2015 au stade de Gerland […] Le nouveau stade, le Groupama Stadium, est certes une belle enceinte, mais ce n’est pas Gerland, elle n’a pas d’histoire… C’est la même chose à Bordeaux. Qui a décidé d’aller jouer au Matmut Atlantique ? Qui a décidé de quitter le stade Chaban-Delmas, ex-Parc Lescure, nommé ainsi en l’honneur de ce  mémorable maire de la ville pendant quarante-sept ans ? On ne peut pas m’empêcher de penser que la période sombre que traversent les Girondins est liée à ce départ en 2015”.

(Photo by Christophe Saidi/FEP/Icon Sport)