Pierre Lees-Melou : “Aux Girondins, j’étais le premier à dire ‘oh l’enfoiré, il ne s’arrête même pas prendre des photos’. C’est pour ça que je me force toujours à être disponible”

Pour 90Football, celui qui a été préformé aux Girondins de Bordeaux et qui évolue aujourd’hui à Brest, Pierre Lees-Melou, a expliqué que malgré la célébrité, il avait fait en sorte d’être toujours le même.

« Comme je le dis toujours, je suis encore ‘foot amateur’, vu que je n’ai pas changé dans l’aspect mental. Les gens n’ont pas vraiment vu un changement chez moi. Certes, ils disaient ‘tu te rends compte que maintenant tu es pro’, mais ça s’arrête là. Je suis toujours le même, il n’y a pas de star, de footballeur pro, je suis toujours PLM, et c’est tout. J’ai eu cette chance aussi d’avoir toujours les mêmes potes, les mêmes connaissances. En vrai, je n’ai pas élargi mon cercle d’amis parce que je suis devenu pro ».

(Photo by Johnny Fidelin/Icon Sport)

Cependant, il est tout de même plus “généreux”.

« On devient plus généreux de nous-mêmes forcément, parce qu’on a une meilleure situation. Mais après, j’ai vraiment fait attention à ne pas avoir de nouvelles fréquentations, ne pas élargir mon cercle… Vous le savez, forcément, il y en a qui veulent venir autour, se greffer un peu, et moi j’ai évité tout ça ».

Puis il raconte une anecdote, sur le fait que les gens prennent des photos aujourd’hui avec lui.

« C’était gênant (sourire). En plus, j’avais un peu de mal à ce niveau-là parce que je suis pareil, je suis le même… Même des enfants que je côtoyais à Lège, six mois plus tôt, qui ne me demandaient rien, et maintenant ils me demandent une photo…  C’est vrai que dans le regard des gens, forcément, ils nous voient à la télé… Pour eux c’est un rêve, et nous on est dedans. Au début on est un peu gêné, et maintenant on est habitué, on le fait avec plaisir […] On essaie toujours de prendre du temps pour ça, de ne jamais refuser. On est toujours bienveillant et souriant. Plus jeune, dans les 12-13 ans, j’allais souvent au centre d’entrainement des Girondins de Bordeaux, et j’attendais aux barrières pour avoir une photo avec eux… J’adorais ça, et j’étais le premier à dire, dès qu’il y en avait un qui ne s’arrêtait pas et qui partait en voiture : ‘oh l’enfoiré, il ne s’arrête même pas prendre des photos’ (rires). C’est pour ça que je me force toujours à être disponible et ne jamais refuser de photo, car je me souviens que j’étais le premier à les critiquer plus jeune parce qu’ils ne s’arrêtaient pas ».

Retranscription Girondins4Ever