Souleymane Diawara : “Quand vous avez grandi dans un quartier, le foot est le sport le moins cher donc c’est plus facile pour nous de pouvoir pratiquer ce sport”

Dans l’émission Les Matchs de ma Vie with Darren Tulett sur BeIn Sports, Souleymane Diawara, ancien défenseur international sénégalais passé par les Girondins de Bordeaux et champion de France en 2009, est revenu sur son enfance et sa famille nombreuse.

On est une famille de onze enfants, mes parents n’ont pas chômé. J’étais le numéro quatre (sourire). Il y a sept garçons et quatre filles. Si tout le monde jouait au foot ? Ouais, à part les filles, mais tous les garçons ont joué. Mon grand frère Djibril Diawara était aussi un ancien footballeur. Il nous a donné cette motivation. Après, j’avais d’autres frères (footballeurs) mais malheureusement ils ont arrêté un peu plus tôt. J’ai l’avant-dernier qui joue encore à Martigues en National (promu en Ligue 2 en cette fin de saison), et qui est Abdoul Diawara. Donc c’est vrai que c’est une famille de footballeurs. J’ai aussi mes neveux et mes nièces qui sont dans des clubs pros. Si cela nous vient de nos parents ? Pas du tout, mes parents ne sont pas sportifs. Mon père était un ouvrier qui venait d’Afrique. Il est venu, il a commencé à travailler très jeune. Après, quand vous avez grandi dans un quartier, le foot est le sport le moins cher donc c’est plus facile pour nous de pouvoir pratiquer ce sport. Comme il n’y avait pas grand chose à faire, on prenait un ballon et ça suffisait amplement. C’est là qu’est venue l’envie de pratiquer ce sport.”

Puis il a évoqué sa personnalité étant jeune :

Quel genre d’enfant j’étais ? J’ai toujours été joyeux. J’ai mon petit caractère comme tout le monde, mais en général je suis quelqu’un de très joyeux parce que je me dis que j’ai de la chance. D’avoir la santé, de réaliser les rêves, donc pourquoi être triste ? Les souvenirs de l’enfance ? Que des bons souvenirs. Quand vous êtes onze, tu ne peux pas t’ennuyer, tu n’as pas le temps de t’ennuyer. Il y a toujours de l’animation entre celui qui se fait gronder, celui qui se fait taper (rires). Quand on est nombreux il y a de tout donc tu passes une des meilleures enfances. Pour rien au monde je ne changerais mon enfance parce que franchement, je me suis régalé. Quand j’y repense, je me dis que j’ai eu de la chance quand même.”

Retranscription Girondins4Ever

https://youtu.be/f2YRqUrvpN4?list=PLQLPXA3TgtrBsAckYBxhZi5sbIq932u9G