Gérard Lopez ne pourra pas dissocier la section féminine des Girondins des garçons, et la vendre

(Photo by Loic Cousin/Icon Sport)

Il y a quelques semaines maintenant, l’on apprenait que les Girondins de Bordeaux envisageaient de dissocier la section féminine du Club, en voulant suivre l’exemple de l’Olympique Lyonnais, par le biais de la création d’une SASP spécifique. Cette idée avait pour but que la section féminine soit autonome au niveau de ses comptes, mais aussi qu’elle puisse potentiellement attirer un investisseur qui serait intéressé par son rachat. D’ailleurs, l’on apprenait via Sud Ouest qu’une plaquette avait été éditée en ce sens, pour envisager la vente de cette section, à hauteur de 10 millions d’euros.

Seulement, ces dernières heures, il y eut un dénouement qui n’ira pas dans ce sens. Comme le rapporte L’Equipe, la Fédération Française de Football s’est opposée à une scission entre le football féminine et masculin. L’Assemblée Fédérale de la FFF s’est opposée à un aménagement des règlement généraux en faveur d’une séparation des deux sections. En effet, il y a quelques mois, l’Olympique Lyonnais avait profité d’un vide juridique à ce niveau, pour céder sa section féminine, et restera donc le seul club à l’avoir fait car 76,17% des votants ont exprimé un “non” pour le modifier.

Le président du Paris FC, Pierre Ferracci, qui est défavorable à cette mesure, s’est réjoui de cette décision auprès du quotidien sportif, citant directement Gérard Lopez.

« Il faut jouer à fond la mixité dans le football et donner une orientation stratégique au foot féminin. Si cela a été une bonne chose pour l’OL de séparer ses deux entités, dans neuf cas sur dix ce sera une mauvaise chose. Dès qu’un club sera en difficultés financières, il décidera de se séparer de sa section féminine pour faire des économies. Orléans vient de le faire, Gérard Lopez à Bordeaux essaie aussi. Une telle mesure aurait été très préjudiciable au foot féminin ».

(Photo by Romain Biard/Icon Sport)