Christophe Dugarry : « Je l’ai vécu aussi à Bordeaux, où nous en plus, derrière tout ça, on a suivi le gadin, et on est dans cette situation catastrophique à surpayer des mecs… »

    Sur RMC, l’ancien attaquant des Girondins de Bordeaux désormais consultant, Christophe Dugarry, a donné des idées sur ce que les clubs français pourraient mieux faire à l’avenir – ou qu’ils auraient dû faire bien avant aujourd’hui – des suites de la crise financière à venir dans le football.

     « Le Covid, c’est une excuse, et j’espère qu’on sortira de tout ça. Je sais que c’est difficile de travailler, mais plusieurs petits clubs ont réussi à le montrer ces dernières années. Je pense à Brest, à Strasbourg, Reims pendant des années, Le Havre également… Il y a plein de clubs qui ont réussi à bien travailler. Je pense qu’il y a des choses à revoir, et surtout une autre stratégie à revoir pour notre football, qui est en train de mourir à petit feu. Il y a ce manque de concurrence qui est parfois énervant, mais les choses ne vont pas s’arranger tant que les dirigeants ne seront pas capables de changer de logiciel. Peut-être créer un salary cap, intéresser un peu plus les joueurs à la performance plutôt qu’au salaire… Si j’étais Président d’un club, un joueur que je vais intéresser à la performance d’un club entre la 1ère et la 3ème place, tu n’as pas le même salaire qu’entre la 4ème et la 7ème… Le classement de l’équipe et les revenus du club doivent être en adéquation avec les salaires. Il y a plein de choses à chercher et trouver, mais je ne sais pas pourquoi ça n’a pas été tenté, peut-être par fainéantise, je ne sais pas quoi… Je suis assez choqué, et en plus je l’ai vécu aussi à Bordeaux, où nous en plus, derrière tout ça, on a suivi le gadin, et on est dans cette situation catastrophique à surpayer des mecs… Avant tout, ça a été la principale cause de tout ça ».

    Puis, l’ancien bordelais lance l’idée d’un recrutement ciblé sur des joueurs qui comprendraient que l’argent n’est pas le plus important.

    « Les joueurs peuvent faire des efforts aussi quand ça va mal. Quand tu négocies avec un joueur, que tu lui parles de cette forme de rémunération, et qu’il te dit qu’il ne veut pas en entendre parler… Eh bien tu ne le prends pas. Ça montre un état d’esprit du joueur, déjà quand il est dans ton bureau ».

    Retranscription Girondins4Ever