Christophe Dugarry veut l’actionnaire de l’OM “coupe les vivres”, et recrute des joueurs qui “galopent et s’arrachent” sur le terrain
Sur RMC, l’ancien attaquant des Girondins de Bordeaux, Christophe Dugarry, veut que l’Olympique de Marseille s’inspire de l’Olympique Lyonnais, et espère que l’actionnaire, Frank McCourt, va arrêter de mettre de l’argent, beaucoup trop d’argent, sur des joueurs qui deviennent surcotés du côté de la Cannebière.
« Je vois encore cette équipe de Lyon qui s’est retrouvée dos au mur, avec des jeunes, des gars qui courent… Est-ce que l’idée ce n’est pas de repartir avec ça. Au moins, tu ne mets pas tes finances en danger, tu ne fais pas croire à tes supporters que tu vas rivaliser avec le Paris Saint-Germain – ce qui n’empêche pas de le faire si ça arrive – mais au moins tu pars avec un minimum d’ambitions. Et arrêtons avec les déclarations, l’OM a gagné la Ligue des Champions en 93, ils ont été Champions de France avec Deschamps et ça commence à remonter. Tout ça, c’est fini. A part le budget, qu’est-ce qu’ils ont de plus, qu’est-ce qu’ils montrent de plus que les autres équipes qui sont aujourd’hui devant elles ou en-dessous d’elles. Est-ce que ce n’est pas plus agréable de regarder jouer Strasbourg, avec cette fougue… On s’obnubile, on a l’impression que parce qu’ils ont battu une fois le Paris Saint-Germain, c’est le niveau de Marseille. Non, ce n’est pas son niveau. Le leurre de tout ça, et c’est pour ça que l’actionnaire doit couper les vivres, c’est qu’il y a trop de joueurs surpayés. La masse salariale n’a jamais été aussi importante à l’OM. Et comme par hasard, ils n’ont jamais aussi peu couru. Je veux des mecs prennent la profondeur, qu’ils mettent de l’intensité, des mecs qui galopent, qui s’arrachent sur le terrain… L’OM n’existe pas en Ligue des Champions, n’a pas existé cette année en championnat. Ils ne vont rien accrocher du tout. Arrêtons avec ces discours en pensant que l’OM est toujours un grand. L’OM n’est plus un grand. Ils ont le budget d’un grand, la chance d’avoir un actionnaire qui est complètement fada… La logique est où ? ».
L’ancien bordelais ajoute.
« Aujourd’hui, il faut proposer un projet qui fait rêver dans la réalité, quelque chose d’atteignable, là où les supporters peuvent y croire. Il faut quelque chose qui est du sens, et amener les supporters. Là, ça part dans tous les sens, il y a toujours quelque chose, car rien n’est clair ».


