Alain Roche : “Gueuler, ça ne sert à rien. Pour l’avoir vécu une fois, c’est bien pour réveiller les esprits, mais tous les quinze jours ça ne marche pas”

    Sur Canal, l’ancien défenseur central et directeur sportif des Girondins de Bordeaux, Alain Roche, aujourd’hui consultant, s’est exprimé sur la situation de l’Olympique de Marseille, mettant en avant l’instabilité de ce club. Il fit le parallèle, sans trop le dire, avec ce qu’il vécut comme dirigeant dans le Club au Scapulaire.

    « Vous vous attendiez à voir quoi avec cette équipe-là, qu’elle fasse du beau football comme le Paris Saint-Germain ou le Bayern Munich ? C’est impossible. La seule chose qu’il faut, c’est qu’elle gagne, et je pense qu’elle va remonter au classement. Mais elle est à sa place, vous ne pouvez pas jouer le championnat et avoir dix défaites en Ligue 1, ce n’est pas possible pour jouer les premiers rôles. Il y a une instabilité dans cette équipe et dans ce club qui est inadmissible. Toutes les équipes qui ont de la stabilité réussissent. Vous avez eu deux entraineurs, vous avez un directeur sportif qui devait partir et qui reste, mais qui s’en va au mois de juin… Vous avez deux joueurs de caractère qui sont virés parce qu’ils se battent ensemble, et après vous vous plaignez parce qu’il n’y a pas de joueur qui renverse la table… 19 mutations en une saison… C’est une accumulation d’erreurs. Comment vous pouvez construire… Un jour, vous adulez les joueurs, quinze jours plus tard vous les mettez plus bas que tout et vous les transférez… A un moment, gueuler, ça ne sert à rien. Pour l’avoir vécu une fois, c’est bien pour réveiller les esprits, mais tous les quinze jours ça ne marche pas. Quand les joueurs sont en plein doute, qu’ils ont perdu leur football… Les premiers responsables de ce fiasco c’est les joueurs… Mais à un moment, il faut les accompagner. On a tous été joueur, j’ai été dirigeant. Qui vous sort de la mouise ? Ce n’est pas vous, ce n’est pas l’entraineur, ce sont les joueurs qui sont sur le terrain. Je n’ai pas dit qu’il ne fallait faire que de la câlinothérapie, mais il faut les accompagner ».

    Retranscription Girondins4Ever