Les accusations s’accumulent pour la CRS concernant les palpations trop poussées, le Préfet assure que cela “a été fait dans les règles”
Plus de 20 signalements, des intentions de porter plainte, et une action commune très probable à venir en justice… C’est ce qui ressort de la palpation effectuée de manière visiblement trop poussée par une CRS à l’entrée du stade, lors de la rencontre entre l’Aviron Bayonnais et les Girondins de Bordeaux.
France 3 Régions rapporte un nouveau témoignage d’une supportrice, qui raconte cette mésaventure, citant une nouvelle fois la même membre des forces de l’ordre. Cette fois, c’est le témoignage de Laura, une jeune supportrice de 19 ans.
“Elle m’a levé le t-shirt devant tout le monde. La première fouille avec la sécurité privée s’est d’ailleurs très bien passée. Mais quand je me suis approchée de la policière, elle m’a levé mon t-shirt jusqu’au cou. Je n’avais qu’un soutien-gorge dessous donc on a vu ma poitrine. J’ai subi des palpations très appuyées sur les parties intimes. Elle m’a débouté le pantalon alors qu’elle venait de faire le tour de ma taille avec ses pouces”.
Nouveau témoignage encore, celui d’Andréa, qui était accompagnée de sa fille.
“Je lui ai dit (à la policière) que la dernière fois que j’ai subi des palpations pareilles, c’était à Pau. Elle m’a souri et m’a répondu que c’était normal puisqu’il s’agissait aussi d’elle”.
Du côté de la “défense”, Jean-Marie Girier, le préfet des Pyrénées-Atlantiques, assure que les palpations “ont été réalisées dans les règles. Il y a eu un certain nombre de tensions avec des groupes notamment d’ultras qui a nécessité d’avoir une attention important. On était sur un match à risque. Il y a eu des débordements avant, pendant, et à l’issue du match”.



