Lilian Laslandes : “C’était la première personne que j’ai vue morte. Ca m’a perturbé, ça m’a choqué, et à ce moment-là, j’ai vu la mort d’une autre façon”
Pour Kampo, l’ancien attaquant des Girondins de Bordeaux, Lilian Laslandes, a évoqué ses périodes difficiles, de joueurs et d’homme. Il explique aujourd’hui comment il arrive à surpasser des disparitions de proches.
« J’avais mon meilleur ami, qu’on surnommait Popeye, qui avait un frère… Il a perdu son frère dans un accident d’engins. C’était la première personne que j’ai vue morte. Ca m’a perturbé, ça m’a choqué, et à ce moment-là, j’ai vu la mort d’une autre façon. Il m’est arrivé de perdre des gens de ma famille, et je relativise parce que je m’imagine de suite uniquement le positif que j’ai vécu avec ces gens-là. Je ne pense pas au malheur, etc. Je vais de suite dans le positif, dans ce que j’ai pu faire, ce que ces personnes ont pu m’amener. Tout de suite, je ne vois que le positif, que le sourire. L’image (de la personne décédée) n’existe plus. J’ai toujours vécu comme ça. Je suis très sensible, je peux regarder un film, une histoire d’amour, etc… Ma femme me dit toujours ‘tu es toujours en train de pleurer’ (rires), mais c’est comme ça. J’ai l’impression d’avoir vécu ces choses-là avec ma grand-mère, ma mère, etc. Je ne pleure pas pour ce que je vois à l’image, je pleure pour ce que j’ai pensé, ce que j’ai vécu. Je suis un peu comme ça, je pleure pas mal (rires). Je dirais toujours ce que je pense, même si parfois ça m’a joué des tours, mais bon ».


