Marco Materazzi : “Je ne suis pas un saint, mais Zidane non plus, vu que ce n’était pas son premier geste”

(Photo by Daniel Derajinski/Icon Sport) – Photo by Icon Sport

Dans France Football, Marco Materazzi, l’ancien milieu de terrain international italien, est revenu sur le fait marquant de la Coupe du Monde 2006, qui l’a opposé à l’ancien meneur de jeu des Girondins de Bordeaux, Zinedine Zidane.

“Beaucoup disent que l’Italie subit depuis la malédiction du scénario de cette finale, mais la malédiction est qu’on a gagné la quatrième étoile et que les institutions footballistiques italiennes ont pensé : «Maintenant, on va gagner la cinquième et égaler le Brésil». Alors que la France, qui peut aligner quatre équipes type aujourd’hui, a continué à construire après sa victoire en 1998. Nous, on s’est arrêtés au 09/07/2006. L’Euro 2021, vingt joueurs l’ont gagné, pas le système. Pour la France, je représente celui qui a fait expulser Zidane, mais, à part quelques « kékés » sur les réseaux sociaux, il n’y a jamais eu une seule fois où on a manqué de respect à ma famille et à moi quand je suis venu en France”.

Puis, il poursuit.

“Je ne suis pas un saint, mais Zidane non plus, vu que ce n’était pas son premier geste. Souvenez-vous son expulsion en 1998 (contre l’Arabie saoudite). Mais, pour moi, ce sont des choses qui restent sur le terrain, ça aurait été tout à son honneur qu’il me serre la main après le match et on en serait restés là. J’avais même plus à perdre, parce que j’aurais été dépeint comme le fautif, je serais resté le méchant et lui, serait devenu le seigneur. Il a probablement perdu une occasion, je ne sais pas pourquoi. Depuis, je ne l’ai toujours pas rencontré, et je n’aurais aucun problème à le faire. Je le respecte et je le remercie pour ce qu’il a fait dans sa carrière, en tant que joueur et en tant qu’entraîneur. Moi, je me considère plus comme un fan de football qui, avec la force de sa volonté, a pu participer à ce genre de grand match”.