Marco Materazzi : “Je ne suis pas un saint, mais Zidane non plus, vu que ce n’était pas son premier geste”
Dans France Football, Marco Materazzi, l’ancien milieu de terrain international italien, est revenu sur le fait marquant de la Coupe du Monde 2006, qui l’a opposé à l’ancien meneur de jeu des Girondins de Bordeaux, Zinedine Zidane.
“Beaucoup disent que l’Italie subit depuis la malédiction du scénario de cette finale, mais la malédiction est qu’on a gagné la quatrième étoile et que les institutions footballistiques italiennes ont pensé : «Maintenant, on va gagner la cinquième et égaler le Brésil». Alors que la France, qui peut aligner quatre équipes type aujourd’hui, a continué à construire après sa victoire en 1998. Nous, on s’est arrêtés au 09/07/2006. L’Euro 2021, vingt joueurs l’ont gagné, pas le système. Pour la France, je représente celui qui a fait expulser Zidane, mais, à part quelques « kékés » sur les réseaux sociaux, il n’y a jamais eu une seule fois où on a manqué de respect à ma famille et à moi quand je suis venu en France”.
Puis, il poursuit.
“Je ne suis pas un saint, mais Zidane non plus, vu que ce n’était pas son premier geste. Souvenez-vous son expulsion en 1998 (contre l’Arabie saoudite). Mais, pour moi, ce sont des choses qui restent sur le terrain, ça aurait été tout à son honneur qu’il me serre la main après le match et on en serait restés là. J’avais même plus à perdre, parce que j’aurais été dépeint comme le fautif, je serais resté le méchant et lui, serait devenu le seigneur. Il a probablement perdu une occasion, je ne sais pas pourquoi. Depuis, je ne l’ai toujours pas rencontré, et je n’aurais aucun problème à le faire. Je le respecte et je le remercie pour ce qu’il a fait dans sa carrière, en tant que joueur et en tant qu’entraîneur. Moi, je me considère plus comme un fan de football qui, avec la force de sa volonté, a pu participer à ce genre de grand match”.

