Thomas Cazenave : “L’année 2026 va être une année très dégradée, une année avec une situation financière très difficile, très dure, et inquiétante”
Lors du dernier conseil de la Métropole, le Président Thomas Cazenave a expliqué que la situation financière et économique de Bordeaux Métropole était plus qu’inquiétante. C’est assurément en ce sens que les négociations avec Sparta Capital au sujet des Girondins de Bordeaux ont du mal à avancer, et que la Métropole se montre très ferme.
« On ne peut pas chercher des responsabilités ailleurs. Ce n’est pas l’effet du grand stade, ce n’est pas l’effet de l’Etat, c’est la politique qui a été menée ces dernières années, des choix locaux… Et bien sûr qu’il y a beaucoup d’investissements très utiles, beaucoup de dépenses très utiles. Mais la question qui se pose à nous désormais c’est que la trajectoire dans laquelle nous sommes engagés est une trajectoire intenable. Intenable. L’année 2026 va être une année très dégradée. Une épargne négative, une capacité de désendettement qui aura franchi le plafond admis par celles et ceux qui nous contrôlent et nous surveillent de 12 ans. On voit bien qu’on a une année avec une situation financière très difficile, très dure, et inquiétante. Regardons la réalité telle qu’elle est. Si nous continuons comme ça à gérer la Métropole, avec le même rythme d’investissement, la même dynamique de recrutement, les mêmes dépenses de fonctionnement, en 2028 nous serons dépossédés de nos compétences parce que nous serons dans un déficit de fonctionnement. C’est mécanique. Je crois, et j’en appelle à la solidarité collective… Je ne veux pas diviser, car nous avons besoin de tout le monde pour dire qu’à la fin, nous devons conserver notre démocratie locale. En 2028, si nous continuons avec la même énergie sur l’investissement et le fonctionnement, c’est terminé. Ce sera les services de l’état et les juges qui décideront à la chambre régionale des comptes ce qui est bon pour les métropolitains. Est-ce que vous voulez ça ? Je ne le crois pas, on est tous très attachés à nos mandats. Nous devons ensemble trouver le chemin du sursaut, le sursaut collectif ».
Et pour l’avenir, il faudra faire attention au moindre euro.
« On m’a reproché de tout bloquer depuis le début de mandature. Je l’assume. Je ne bloque pas pour arrêter des projets définitivement, c’est parce que je vois la situation financière. On a besoin de cette clarté pour faire des choix, et bien investir chacun des euros. Ce ne sera pas une mandature d’austérité, il nous faut continuer à investir, il y a encore des besoins. Par contre, ce sera beaucoup plus exigeant sur les choix ».
