[J6] Dans la tête de… Vladimir Petkovic avant Saint-Etienne/Bordeaux

(Photo by Sebastien Bozon/Icon Sport)

Un affront à laver

La défaite 4-1, ou plutôt l’humiliation, que nous avons vécue l’année dernière à Geoffroy Guichard ne sera oubliée que si l’équipe ramène une victoire de son déplacement dans le Chaudron.
De plus, la dernière place doit être considérée comme un tel affront que le visage de notre équipe ne peut ressembler à celui d’un agneau apeuré.
Le calme général dans les discours, la tentative de s’auto-persuader que les prochaines semaines seront belles, ne valent rien sans des actes probants de guérison sur le terrain.
Plus question de s’arrêter sur une seconde mi-temps de meilleure facture contre Lens pour s’imaginer que la machine est lancée.

Une équipe conquérante

Après 5 journées, le classement est anecdotique, par contre le comportement passif, les lacunes techniques, l’absence d’esprit de corps ne peuvent perdurer.
Et puis la sempiternelle excuse d’un effectif qui se découvre devrait être bannie de tous les “point presse”.
On a failli couler l’année dernière avec une équipe qui jouait ensemble depuis 2 où 3 ans pour la plupart.
Mettre de l’impact, savoir faire un contrôle ou une passe dans les pieds, accélérer, se replacer, tout ça n’a aucun rapport avec l’adaptation mais plutôt le mental ou les caractéristiques du joueur.
Contre Lens, quelqu’un a t-il vu une équipe qui rentrait sur le terrain pour gagner ?
Pas de prise de risque, pas de frappe, on a couru après le ballon sans agressivité, avec le sentiment que les consignes étaient “Si on rentrait à la mi-temps au vestiaire avec un 0-0, ça serait pas si mal, finalement !”.

Les enseignements de la seconde mi-temps enfin compris par notre coach ?

Sans meneur de jeu et sans percussions sur les côtés (voir analyse d’après-match),
Notre équipe a été inoffensive.
Yacine Adli devrait enfin être titulaire, à lui maintenant d’être capable d’enchaîner deux bonnes rencontres de suite.
Ricardo Mangas et Timothée Pembélé sont plus à l’aise dans un rôle de piston, une défense à 3 devrait être reconduite.
Otávio et Jean Onana offrent actuellement les meilleures garanties pour le combat et l’impact dans l’entrejeu. Fransérgio doit parfaire sa condition mais il pourrait réapparaître rapidement à côté d’Otávio pour ses qualités de relance, balle aux pieds. Pour le moment, Mehdi Zerkane semble avoir une ou deux longueurs de retard, mais rien n’est perdu et compte tenu des prestations individuelles, personne n’est décroché.

Devant, en attendant l’attaquant “joker” et avec l’absence de Josh Maja, Hwang Ui-jo est le seul à pouvoir jouer en avant-centre. Attention, avec le coach suisse, nous ne sommes pas à l’abri des surprises Jimmy Briand (en 9) ou Rémi Oudin (sur un côté). Logiquement ce dernier mériterait de passer par la case “banc” car ses prestations sont largement insuffisantes mais comme Jean-Louis Gasset, il semble que Vladimir Petkovic s’acharne à lui maintenir sa confiance. Ah oui, il nous manque (nous supporters) les fameuses données de la semaine qui nous empêchent d’avoir un avis éclairé sur cette question. Pour notre part, l’on préfère un joueur aux performances catastrophiques la semaine et compétitif le week-end, que l’inverse. Pour notre doyen Jimmy Briand, son manque de vitesse devient un poids plus qu’un atout, il peut tout de même apporter dans les 20 dernières minutes, par son expérience pour tenir le score. Le jeune Sekou Mara ne peut pas être considéré comme un avant-centre pur (pas assez buteur) et il reste pour le moment un joueur de complément même si il frappe de plus en plus à la porte des titulaires. Sa dernière prestation décevante devrait logiquement le renvoyer (temporairement ?) sur le banc.

Autour du sud coréen, deux profils explosifs pour une place, le jeune néerlandais Javairô Dilrosun et le retour du trop souvent blessé Samuel Kalu. Les deux joueurs pourraient se retrouver ensemble sur le terrain si Bordeaux passait au 4-3-3 durant la rencontre.

Faites vos jeux !

3-5-2 ou 4-3-3 ?