Raymond Domenech démonte le documentaire Netflix sur Knysna et parle de viol de sa personne !

    AFP PHOTO / FRANCK FIFE

    Attendu depuis plusieurs semaines, Netflix diffusait un reportage sur le plus gros fiasco qu’a connu le football Français. Cela se passe en 2010 à Knysna, c’est dans la mémoire collective de chaque fan de foot et de l’équipe de France, les Bleus humilient le pays et s’affichent aux yeux du monde entier en faisant grève.

    Cette coupe du monde là aurait été catastrophique pour l’équipe de France, tant sur le plan sportif que médiatique. Le géant Américain, Netflix, revient donc sur ce fiasco Français un peu plus de 16 ans après avec plusieurs protagonistes de l’époque : Raymond Domenech, Patrice Evra, Wiliam Gallas, Bacary Sagna, entre autres.

    Après des phrases et déclarations choquantes, Raymond Domenech, ancien joueur passé par les Girondins de Bordeaux, a voulu éclairer ce documentaire et apporter son sentiment. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’y va pas de main morte !

    Voici son communiqué :

    16 ans après, cela devait être le documentaire de l’explication, de la réflexion et de l’analyse posée. Ce fut un réquisitoire extraordinairement violent contre ma personne.

    Cela devait être un documentaire de bonne tenue, où chaque version serait présentée équitablement. Ce fut un film totalement à charge et d’une partialité nauséabonde.

    Je n’ai pas accepté de participer à ce documentaire pour faire parler de moi, ni pour régler mes comptes. J’ai depuis longtemps abandonné l’aigreur et ce qui ce voulait une thérapie est devenu une poubelle haineuse.

    La production de ce film, qui a changé deux fois en deux ans, n’a pas tenu ses engagements et a trahi ma confiance. Nous avions décidé, en condition sine qua non de ma participation, que je disposerai d’un droit de regard sur tout. Cela m’a été refusé in fine en toute impunité et avec la plus grande malhonnêteté.

    Je n’aurais jamais validé une telle version car elle ne reflète ni ce que j’ai dit (choisissez les extraits les plus croustillants, coupez, montez, arrangez et vous aurez Un film sensationnaliste qui n’a d’autre vocation que celle de « remuer la merde » pour faire de l’audimat et de jeter le discrédit sur un homme), ni qui je suis.

    Je suis meurtri et trahi: cela raisonne comme un viol de mon âme. Un vol de mes émotions d’un moment.

    Pour toutes celles et ceux qui ont tenu à un moment donné de leur vie un journal intime, (elles) ils sauront combien les pensées écrites sont parfois dures à l’égard des autres (et de soi), qu’elles ne sont pas destinées à être livrées telles qu’elles et, surtout, qu’elles permettent, à ce moment-là, de maintenir en vie une femme ou un homme, accablé(e) de toutes parts, croulant sous le poids d’une pression déraisonnable et extraordinairement violente. J’ai ouvert ma vie intime, celle d’un sélectionneur qui vit avec un groupe de joueurs des moments pas toujours simples – parfois heureux parfois lourds de tensions. Ces notes n’auraient jamais dues être publiées telles quelles.

    Les réalisateurs de ce documentaire ont préféré à investigation et à la rigueur, le soufre et la malhonnêteté. Ce sont pas mes valeurs : je peux être frondeur parfois, provocateur, souvent, mais je ne suis ni irrespectueux, ni méchant, ni arrogant. Je tiens ici à me désolidariser de toutes mes forces de ce documentaire dont la vulgarité et le sensationnalisme n’ont d’égal que son absence de déontologie. Il n’honore ni le football, ni le journalisme.

    Je tiens enfin à remercier les gens qui m’aiment et que j’aime, qui m’aident une nouvelle fois à affronter cette tempête injuste et violente, et tous les gens qui dans la rue, au quotidien, me témoignent leur amitié, leur soutien et leur reconnaissance. Leur amitié est précieuse et d’une sincérité et d’une bienveillance qui me touchent profondément.

    Raymond Domenech