Jean-François Brocard : “Ce sont des investisseurs qui viennent endetter le club, pour que le capital s’améliore. Le risque est quand même relativement limité pour ces gens-là”
Sur ICI Gironde, Jean-François Brocard, économiste du sport, a donné son avis sur le rachat des Girondins de Bordeaux par le fonds d’investissement anglais Sparta Capital, à hauteur de 67% des parts du FCGB. Qu’est-ce qui fait que ces gens se sont intéressés au Club au Scapulaire ?
« Très clairement, c’est le potentiel du club. Tout le monde peut bien le comprendre. L’histoire du club, le fait qu’il y ait un monopole géographique incroyable puisqu’il n’y a pas de clubs à l’est, à l’ouest, à moins de 200 kilomètres, qui sont professionnels à ce niveau-là. Alors, il y a Pau évidemment, mais qui n’a pas du tout la même envergure. Il y a le stade, le public, etc… Donc le potentiel a toujours fait un peu rêver, et peut attirer ce genre d’investisseur. Ce qui rebutait les gens jusque-là, c’était la situation financière notamment en termes de dettes. Les dettes étaient abyssales jusqu’à la décision du Tribunal de Commerce l’été dernier. Bon, aujourd’hui, la situation est encore extrêmement détériorée puisqu’il reste encore de la dette à payer. La situation n’est pas encore évidente, mais elle a de fait été améliorée depuis l’été dernier. Je pense que le montant de l’investissement parait important. Encore une fois, ce sont des investisseurs qui viennent endetter le club, pour que le capital du club s’améliore. Le risque est quand même relativement limité pour ces gens-là ».
A noter qu’au moment de l’interview, l’économiste ne savait pas que le club allait être racheté avec notamment une augmentation de capital, et ne connaissait pas les montants évoqués par ICI Gironde.
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