Florian Brunet : “Didier Quillot, ce n’est pas que Mediapro, que sa déclaration GACP, et que la guerre qu’il a menée contre les Ultras quand il était à la Ligue. Le problème contre lui est avant tout idéologique”

Dans l’interview qu’il nous a accordée mercredi, Florian Brunet s’est exprimé sur le rejet du projet de Didier Quillot de la part des Ultramarines, et ce malgré une offre pour le rachat des Girondins de Bordeaux.

“Je comprends tout à fait les supporters et leurs réactions à ce sujet. Nous avons beaucoup d’éléments pour réellement juger, beaucoup plus que le supporter lambda. Je comprends donc les interrogations. Il faut déjà bien comprendre pourquoi on a autant milité contre Didier Quillot. Je vois ici et là des réactions interrogatives sur la façon dont on mène nos combats, et des personnes ne comprennent pas que l’on attaque violemment un projet et moins un autre. Je veux m’expliquer sur ça. La première chose à dire c’est qu’il est quand même compliqué d’avoir un projet qui ne repose pas sur une quelconque nébuleuse financière plus ou moins claire. Ce qui est important c’est avant tout les personnes qui portent ces projets et l’idéologie que ces personnes portent. Le problème avec Didier Quillot, ce n’est pas que Mediapro, que sa déclaration GACP, et que la guerre qu’il a menée contre les Ultras quand il était à la Ligue. Le problème contre lui est avant tout idéologique. Didier Quillot est un clone de Frédéric Longuépée, d’Antony Thiodet, et vient d’une école qui appréhende le football comme un produit commercial totalement dénué d’affect. Là est le fond du problème. Nous lui avons fermement expliqué, puisqu’il nous a contacté, que son idéologie nous venions de la vivre depuis plus de deux ans, et que nous voulions à tout prix ne plus la revivre. Au-delà de ça, dans tout ce qu’il a dit dans notre dos, qui nous est arrivé aux oreilles, dans l’échange que nous avons eu avec lui, mais également dans son œuvre passée notamment à la Ligue, on sent aussi un très fort mépris des supporters, qu’il appréhende comme des gens bons uniquement à agiter des drapeaux et à chanter, et à ne surtout pas faire autre chose. Ensuite, je rassure tout le monde, nous ne nous privons de rien. Didier Quillot a un projet ultra-bancal. D’ailleurs, quand il m’a contacté, il m’a 50 fois répété le mot « modeste ». Quand on force le trait à ce point-là, cela veut dire qu’il a un projet très modeste, avec très peu d’investisseurs derrière lui. Nous avons l’intime conviction que Didier Quillot espère un redressement judiciaire, pour racheter un champ de ruines et passer pour le sauveur. Et nous avons toujours la conviction que ce beau monde, Quillot, Rothschild, Longuépée, se connait de près ou de loin, et que des manœuvres vont en ce sens pour déclencher encore une fois un redressement judiciaire qui serait un cataclysme pour notre club aujourd’hui”.