Henri Saivet : “Dans un discours comme ça, jamais on te dira ‘il faut partir’, mais je l’ai ressenti comme ça, et c’est pour ça que j’ai pris cette décision”

Henri Saivet est revenu sur son départ des Girondins de Bordeaux pour Newcastle, il y a cinq ans maintenant.

“A l’époque, c’était une opportunité, un rêve, un truc qu’il fallait saisir. Je n’ai pas de regrets, ça m’a permis de découvrir ce championnat, et par la suite de découvrir le championnat turc. Ce sont des passages qu’il faut prendre en considération parce que ça nous ouvre parfois d’autres opportunités […] A la base, pour être honnête, je n’avais même pas prévu de partir. J’étais en train de chercher un nouveau logement sur Bordeaux (rires), je ne comptais pas bouger. Quand les dirigeants sont venus me voir en me disant qu’il y avait une offre… Dans un discours comme ça, jamais on te dira ‘il faut partir’, mais je l’ai ressenti comme ça, et c’est pour ça que j’ai pris cette décision. Derrière, ça a été la même chose pour Wahbi Khazri qui est parti quelques jours après moi à Sunderland. Le club en avait le besoin, et c’est quelque chose qu’on comprend en tant que joueur. On sait que parfois, au-delà du foot, c’est dans les bureaux que ça se joue, c’est du business. Je m’y suis retrouvé de mon côté parce que j’avais l’occasion d’aller en Premier League, et le club a pu récolter 5-6M€. Ils ont pu ensuite recruter des joueurs qui ont servi au club, comme Malcom. Ils ont pris ce joueur qui a au final été vendu pour une belle somme. C’est comme ça, c’est un éternel recommencement, et j’étais totalement en phase avec ça. J’ai été formé à Bordeaux, j’y étais depuis mes 12 ans, donc à 25 ans je m’étais dit ‘pourquoi pas aller en Premier League’. Mais c’est vrai que dans un premier temps, j’aurais aimé finir la saison avec Bordeaux. Aujourd’hui, je n’ai pas de regrets, je n’ai pas de rancœur envers qui que ce soit parce que c’est le milieu qui est comme ça. Je remercie les Girondins d’avoir pu m’aider à aller en Premier League, tout comme tout le staff qui était présent à ce moment-là, tout le monde en fait”.

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