Bains de bouche au vinaigre de cornichon, 350€ de McDonald avant Lyon, sorties tardives, cluster, vols, état d’ébriété, futsal… bienvenue à Bordeaux !

La saison se termine peu à peu, le couperet est tombé sur les Girondins de Bordeaux : ils seront officiellement en Ligue 2 à l’issue de la 38ème et dernière journée de championnat. La fin d’un épilogue trop long, d’une saison catastrophique qui bat tout les records ou presque sur le terrain mais aussi en dehors… !

En effet, on apprend dans Sud Ouest d’autres procédés et d’autres révélations dont nous nous serions bien passées et qui vont faire grandir la colère chez les supporters et amoureux des Girondins. Bien sûr, nous avions vent d’énormément de choses révélées par le quotidien régional, et nous allons en donner d’autres en complément. On nous a aussi demandé la raison du fait de ne pas avoir dévoilé tout cela avant. En fait, ce n’est pas réellement notre rôle. Ensuite, il restait jusqu’à cette 36ème journée une chance de réussir à se maintenir aussi invraisemblable que cela puisse paraitre. Mais lorsque l’on vit de nos propres yeux l’attitude des 4 bordelais au Futsal, après une parodie de football à Angers, nous avons décidé de commencer à parler. Ce dimanche, Sud Ouest et L’Equipe ont emboité le pas.

Le sportif, premier coupable

Vous le savez, c’est un fiasco total entre la nomination du suisse, bosnien, italien mais pas français (on ne l’a pas encore entendu dans cette langue), bref on va l’appeler « sicuramente ». Pour le coup, c’est « sicuramente » (sûrement) le pire coach de l’histoire des Girondins de Bordeaux, de part le ratio des stats (David Guion fera encore pire, oui…) mais aussi ses compos et ses choix tactiques en match… Une catastrophe qui restera trop longtemps au club (jusqu’en Février et une énième branlée). Mais le staff n’était pas mal non plus.

Le préparateur physique du début de saison, Antonio Calado a innové au Haillan ! A l’entraînement ou en match, des bains de bouche avec du vinaigre de cornichon pour éviter les crampes ont été essayés. Il y a quelques semaines, un ancien membre du staff médical nous confiait : « Dès l’arrivée des joueurs à l’entrainement le matin, un jus de betterave était presque imposé aux joueurs ». S’il voulait une méthode de grand-mère, il aurait dû frotter les joueurs avec des orties, ça les aurait peut-être fait réagir sur le terrain !

On continue avec le staff ? L’entraîneur des gardiens du début de saison, Vitor Pereira, traîne un double problème de hanche et de genou, ce qui bien entendu est un frein pour bien entraîner les gardiens du club. C’est un peu comme si l’entraîneur de Rafael Nadal était amputé des bras… Bon au pire il demande conseils à Gaëtan Poussin… Une information révélée par RMC il y a de ça quelques semaines maintenant.

L’administratif aussi touché

Concernant l’administratif, l’on a de cesse de rappeler depuis plusieurs mois que le contexte familial et de proximité a toujours été important aux Girondins et on annonce aux salariés qu’ils ne peuvent plus passer par le restaurant quand les joueurs y sont… En gros, les filles à droite, les garçons à gauche non ? Quel retour en arrière…

On apprend aussi qu’une employée historique du restaurant du château du Haillan avait notamment l’interdiction de faire la bise ou des câlins aux joueurs… Elle a depuis quitté son poste (Marielle, une personne adorable, à chaque fois que nous l’avons côtoyée, et qui faisait partie des « figures » du Château). Nous pouvons aussi rapporter le fait que les jeunes joueurs du centre ne peuvent pas aller voir les pros s’entraîner… Bon pour le coup ce n’est pas plus mal quand on voit la saison qu’ils font… Cela leur évite de voir ce qu’il ne faut pas faire au plus haut niveau ! C’est Denis Granjou, sur RTL, qui l’a d’ailleurs confirmé le soir de ce dernier Bordeaux-Lorient.

« Les salariés n’ont pas le droit de marcher dans le restaurant du Haillan quand les joueurs mangent… Les salariés n’ont pas le droit de boire un verre avec les joueurs. Les salariés n’ont pas le droit de discuter avec les joueurs. On en est là, chez les Girondins de Bordeaux, en 2022 ». 

Du laxisme dans l’encadrement

Passons au sportif… Netflix songe sérieusement à faire une série intitulée « Club Med ou Girondins de Bordeaux, vie de stars en pré-retraite ». Mais vu ce qu’il se passe dans l’effectif pro et vu les déclarations presque quotidiennes, la plateforme songe à réaliser 4 saisons d’un coup car elles feront succès ! On vous avait annoncé en avant-première et en teasing l’histoire du futsal du lundi soir, avec en guest-stars les 4 fantastiques Yacine Adli, M’Baye Niang, Abdel Jalil Medioub et Mehdi Zerkane !

Sachez qu’il y a aussi eu l’épisode de la Covid avec sortie sur Paris pour certains joueurs et rentrée trop tardive. C’était lors du stage à Clairefontaine avant le déplacement à Troyes, faits rapportés par RMC Sports. Au retour sur Bordeaux, repas de Noël avec tout l’effectif dans un restaurant. Résultat ? Deux premiers cas positifs !

Deux jours plus tard, anniversaire d’un joueur organisé le 19 Décembre (celui de M’Baye Niang, on a regardé les dates de naissance, oui !). Présence de pas mal de coéquipiers mais aussi de personnes extérieures au club. L’extinction des feux était prévue pour 22h30 et devinez quoi ? La fiesta a duré au-delà des 4H00 du matin malgré l’annulation de dernière minute du concert privé du rappeur MHD. Résultat ? 21 cas positifs dans les jours qui ont suivi ainsi qu’une élimination en Coupe de France avec les joueurs valides, et une perte d’invincibilité face à Marseille… Heureusement le coupable a été trouvé et le club a donc logiquement écarté… le médecin du club (sic)…

Les péripéties se sont enchaînées, les affaires Laurent Koscielny et Benoît Costil… Les mises à l’écart de Paul Baysse et Mehdi Zerkane, le premier ne doit plus rejouer et le second est interdit d’accès au centre d’entraînement pendant deux jours, situation vérifiée par huissier de justice… D’après L’Equipe, on lui reproche surtout d’avoir déclaré être malade le 19 Décembre lors du match face aux Jumeaux (10-0) alors que le soir même il était à l’anniversaire de M’Baye Niang !

Et les retards à l’entrainement. Nombreux. Trop nombreux. A une époque, on faisait un « tronc » pour ceux qui n’étaient pas à l’heure, ou juste à la limite. Cette saison, si ce tronc avait été créé – ou si les amendes pour les retards avaient été réellement exigées – il contiendrait une coquette somme d’argent. Mais finalement, qu’auraient fait les joueurs de cette manne financière ? Faisons leur confiance pour leur inventivité.

Hygiène de vie calamiteuse et manque de professionnalisme

Bien sûr, il y a l’encadrement de ces « joueurs » qui a été défaillant, et les principaux concernés ont évidemment, pour avoir pris le pouls, conscience de leurs erreurs, ce qui est déjà un bon début. Cependant, c’est vraiment le je-m’en-foutisme de ces « joueurs », leur manque de professionnalisme et leur hygiène de vie déplorable qui ont fait chuter le FCGB en Ligue 2.

Sud Ouest explique qu’un international africain ayant disputé la CAN 2022 rentre avec 2 jours de retard, est injoignable 2 jours, et dispute le match à Lens. Il s’agit de Junior Onana en cherchant bien car Gideon Mensah était déjà rentré. Clément Carpentier, de 20 minutes, évoquait par rapport au match face à Lorient un nouvel exemple du manque de professionnalisme de l’international camerounais.

« Pour ce qui est des « blessures » de Benoit Costil (tendinite ?) et Junior Onana (ischio ?), des membres du staff affirment que les deux joueurs pourraient jouer mais que les têtes n’y sont plus ». 

Les gars, il s’agit de votre travail ! Vous êtes payés pour… jouer !

La veille du match à Lyon (branlée 6-1), les joueurs se sont fait livrer pour 350 euros de McDonald ! On espère que le livreur a eu un sacré pourboire. Quand on regarde qui était du voyage, on retrouve des noms connus et ayant fauté cette saison comme Yacine Adli, Abdel Jalil Medioub, Enock Kwateng, M’Baye Niang, Junior Onana… Nous n’avons pas les noms mais nous sommes presque certains que Hwang Ui-jo n’a pas commandé 350 euros de Big Mac. Selon nos informations, de nombreux joueurs, souvent les mêmes, ont été aperçus dans des fastfoods, que ce soit en semaine, ou après les matchs. Une nouvelle démonstration de leur manque de rigueur et de leur mauvais hygiène de vie.

Autre preuve du laxisme ambiant au club, les faits rapportés, toujours par L’Equipe, sur la prise de position du groupe qui a demandé à rester sur Paris après le match au Parc, le 13 Mars. Admar Lopes y a répondu favorablement… Quand on sait le match que les joueurs ont fourni là bas… Ils pensaient sans doute plus aux magasins et monument parisiens, plutôt qu’au monument Girondin en péril

Nous pouvons aussi mentionner ceux qui jouent des tournois de tennis au Barp à deux jours d’un match, des matchs de foot entre amis (où le risque de blessure est accru), le revendeur Vinted de chaussures et écouteurs Bluetooth volés dans les vestiaires, sous le pseudonyme Davy R. (on n’a pas trouvé qui était le joueur concerné…). Le même qui s’est pointé un matin de match en état d’ébriété comme le rapporte SO… (et pas qu’une fois). On va aussi mettre dans la corbeille les joueurs qui sont sortis en boîte de nuit ce Samedi 14 Mai, juste après la descente quasi officielle en Ligue 2, M’Baye Niang et Enock Kwateng au minimum. Un événement qui n’est pas isolé.

Il y a d’autres cadeaux bonus. L’on peut évoquer par exemple de belles sorties tardives au casino pour claquer des sommes démentielles à la vue de tous, à des dates très proches d’un match officiel. L’on a aussi vu de nos propres yeux certains joueurs se rendre dans des « street shops« , non loin de la commune du Haillan, où il est vendu toutes sortes d’accessoires pour le fumeur notamment, CBD, etc. Après, la chicha qui était dans leur main n’était peut-être pas pour eux… Les parties fines également, en pleine période de Covid, peut-être qu’ils étaient là aussi venus en observateurs. Espérons qu’ils aient au moins cadré. Bon, il y eut aussi les soirées plus tranquilles, où l’on apprenait à apprécier l’une des spécialités bordelaises, à savoir le vin. Parfois avec modération.

Cette descente en Ligue 2 aura au moins le mérite de faire un sacré tri, et donne l’opportunité de partir sur des bases plus propres. Reste désormais aux dirigeants de ne plus se planter sur le profil des joueurs qui arriveront, et à définir un cadre de travail strict, exigeant, qui ne laissera pas la place à autre chose qu’une remontée immédiate en Ligue 1. Car si les joueurs de cette saison ont fait descendre le FCGB en Ligue 2, ceux de la saison prochaine pourraient tout simplement faire disparaitre le club.

Qu’ils partent TOUS et très vite de notre club, joueurs, dirigeants, staff…