Nicolas Sahnoun : « La descente ? Je l’ai vécue de deux façons »

Sur Girondins4Ever, l’ancien milieu de terrain et désormais entraineur, Nicolas Sahnoun, s’est longuement exprimé sur son ressenti à la descente des Girondins de Bordeaux en Ligue 2 à l’issue de la saison dernière.

« Je l’ai vécue de deux façons. Je l’ai vécue difficilement d’un point de vue amoureux du club, parce que j’y suis passé longtemps, et que ça reste évidemment le club dans lequel j’ai été formé, de mon cœur j’ai envie de dire… Ce n’est jamais évident parce que tu vois vraiment une descente à petit feu, que tout le monde sentait arriver depuis plusieurs mois, pour ne pas dire saisons. On sait combien c’est compliqué aussi après de retrouver l’élite. En plus de ça, c’est surtout aussi qu’il y a beaucoup de gens, quand il y a une relégation, qui sont directement et indirectement concernés et touchés. Forcément, on voit l’équipe et les joueurs, mais aussi tout ce qui se passe autour, et tu sais que cela risque d’engendrer des licenciements. Je ne l’ai pas vécu en tant que joueur parce que je ne suis jamais descendu, mais je me suis retrouvé des fois dans des saisons qui sont compliquées comme ça, et tu sens qu’il y a vraiment une atmosphère pesante et générale, même dans la ville, chez les supporters, les gens au club… Tu te dis que tu as quand même de la responsabilité parce que si ça se casse la gueule, ça sera compliqué pour beaucoup de monde. Donc d’un point de vue amour, ça a été une vraie désillusion. Mais d’un autre côté, pour avoir vu comment ça s’est passé à Toulouse, et comment ça a été géré après, avec l’arrivée de l’investisseur américain et Damien Comolli, je me suis dit qu’il pouvait y avoir quand même une bonne chose pour repartir à zéro, pour pouvoir s’appuyer sur le travail qui est fait au centre de formation, avoir des jeunes qui vont créer une dynamique différente : en fait, c’est vraiment ça. Alors, je l’ai suivi d’assez près parce que je suis quand même assez proche de Denis Zanko avec qui j’ai bossé pendant presque quatre ans à Toulouse, et que j’apprécie beaucoup. Quand je vois ce qui a été fait en début de saison, alors que tu ne sais pas si tu vas rester en Ligue 2, et qu’à l’arrivée, deux-trois mois après, tu es premier du championnat, je me dis qu’ils ont bien bossé… Et surtout, ce qui me plait, et c’est ce que j’ai vu à Toulouse aussi, c’est qu’il y a du monde au stade, les gens sont contents… Il y a une nouvelle dynamique qui s’est enclenchée parce que je pense vraiment que c’est une très bonne chose pour le club dans son ensemble, pour la ville, pour les gens qui supportent les Girondins, dont je fais partie ».